BAC ES economique et sociale option ES

mercredi 23 avril 2008

Présentation

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Ps: Pour laisser un commentaire il faut remplir chaque case. Si vous ne voulez pas donner vos coordonnées persos, inventer un mail et un site, ca fonctionne tres bien.
Ex : jaipasdMSN@hotmail.fr et jaipasdeblog.com

 

(Message de 2011 : )
Bonjour chers bacheliers ou futurs bacheliers
,

Pour partager vos cours : lxtazdulama2@hotmail.fr

Voici maintenant plus de 3 ans que ce blog de partage des cours de terminale ES a été crée, et il fonctionne extrêmement bien !! Plus de 100 visites par jours, et plus de 1 000 visites quotidiennes en périodes d'examens. beaucoup de remerciement par mail et en commentaires. Je ne me suis pas occupé de ce blog depuis 3 ans, depuis que j'ai mon BAC ES spécialité ES avec mention (depuis j'ai eu un DUT GEA et une licence professionnelle en gestion des ressources humaines).

Ce site à pour but de partager nos cours de terminale, nos recherches, nos lectures, pour combler les lacunes que nous avons, à cause de bien des profs incompétents que nous sommes obligé de nous farcir tout au long de l'année. Hé oui, ça existe, des profs qui ne sont ni pédagogues, ni compétents. Et donc, nous devons acheter des livres, et échanger des cours avec d'autres élèves pour combler les manquements, afin d'avoir THE BACCALAURÉAT !!!

Je ne suis pas à jour sur les matières depuis 3 ans, alors pour que le partage continue, pour que la réussite soit accessible à tous, et pas seulement une une population élitiste, mettez y votre contribution, en m'envoyant par mail en PDF, word, excel, pad, office peut m'importe, VOS COURS de terminales, TOUTE MATIÈRE confondue !! Vous les retrouverez sur ce site, avec les dédicaces ou petits messages que vous souhaitez que je transmette !! Faites perdurer l'entraide, envoyer moi vos cours afin que je les partages et que les générations suivantes réussisses !

Pour partager vos cours : lxtazdulama2@hotmail.fr

Un grand merci pour vos compliments, vos mots et également pour votre aide.

Excellente réussite à vous dans la vie !!!

Pour partager vos cours : lxtazdulama2@hotmail.fr

Posté par cramberry à 19:51 - - Permalien [#]


samedi 26 avril 2008

Economie terminale ES : Introduction générale

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Nouveau !!!  BAC ES

Telecharger les cours D'économie 

sous forme word (au lieu de copier coller).
Dans le message du 30/04/08
" Cours économie pour le bac en fichier telechargeable"

Utilisez le calendrier !!

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Pour vous aider dans votre année de terminale ES, comme j'aurais aimé être aidé,
je vous apporte les cours que j'ai reçue et tapé.       
Je vous serai reconnaissant de me laisser un petit commentaire sur la qualité
du cours, et si il y aurai des améliorations possibles,
ou des points a modifier (des erreurs).
En vous souhaitant bon courage, et bon travail

 



Chapitre d'introduction, 1er dans l'année, économie



 

L'introduction générale


I/ Deux siècles de croissance économique


A/ Définition et mesure de la croissance

 croissance : augmentation de la production à long terme.

 Expansion : augmentation de la production sur un an.

PIB = Somme des VA + TVA + droit de douane (PIB prix du marché)

PIB >  PIB marchand: production vendu par entreprises (VA)

 >  PIB non marchand: services publics (coût de P des services publics)

Taux de croissance du PIB: PIB à prix courant (en valeur, nominal; intégrant l'effet prix), PIB à prix constant (en volume, réel; supprimant l'effet prix). Pour supprimer l'effet prix il faut déflater.

PIB à prix constant = PIB à prix courant x 100

 Indice des prix


B/ Les caractéristiques de la croissance


1- Un phénomène récent

la croissance est un phénomène récent, n'ayant décollé que depuis deux siècles. Le PIB/hab mesure le niveau de vie moyen d'un pays. Le PIB est à la fois se qui est produit par un pays (production : PIB = somme de VA) mais c'est aussi la somme des revenus distribués dans l'économie : ensemble des R distribués = EBE + W + impôts, ou encore

Ressource (O) = Emplois (D)

 PIB + M = CF + FBCF + VS + X

     PIB = CF + FBCF + VS + X – M

Le vrai décollage économique commence au XIXe siècle (fin XIIIe pour l'Angleterre) grâce à la révolution industrielle.

* Nouveaux systèmes de production : début du machinisme, nouvelles sources d'énergie: vapeur.

*Développement du salariat : on concentre la main d'oeuvre: urbanisation. Il se met en place un rapport hiérarchique.

Le machinisme entraîne une   

forte hausse de la productivité






2- Un phénomène inégal:

 Les inégalités se sont développées surtout depuis deux siècles.

En 1820 le PIB en Afrique (33) était 3 fois plus élevé que celui des États-Unis (12). En 1992 il est 6 fois moins élevé (842, et 5510 pour les E.-U.).

Les écarts se sont creusés au fil des siècles. Aujourd'hui il y a une forte hétérogénéité en terme de croissance :

  • Pays développés (Europe occidentale, Amérique du Nord, Japon)

  • Pays émergent : croissance rapide récente (Corée du Sud, Taïwan, Brésil, Chine, Singapour)

  • PMA : pays moins avancés (Afrique Sub-saharienne).

Population mondial : 6,6 milliards de personne dont  > 1,2 milliards avec 1$/jour

> 2,8 milliards avec 2$/jour

La moitié de l'humanité a donc moins de 2 dollars par jour pour vivre.

Les 3 personnes les plus riches ont une fortune supérieur au PIB des 48 pays les plus pauvres.

Au début du XIXe, les pays les plus riches l'étaient 1,3 fois plus que les pauvres. Au fin du XXe ils le sont 50 fois plus.

Une des conditions pour le développement économique est un fort taux d'investissement → diffusion de l'innovation   → modernisation de l'appareil productif →  hausse de la productivité → hausse de la croissance économique.

De plus il faut un fort taux d'investissement public (éducation, santé, équipement collectif) →hausse productivité & ں

Puis il faut une ouverture internationale du pays: augmenter les eXportations avec une production de produits simples

entrée de devises →paiement des iMportations →hausse de l'investissement → hausse productivité et croissance.


II/ les interactions entre croissance et développement


A/ définition et mesure du développement


1- Définition:

La croissance est une notion quantitative, matérielle.

Le développement est l'ensemble des transformations économique, sociale et démographique qui accompagnent et permettent le processus de croissance, et permettent d'améliorer le bien être d'une population. Le développement est une notion qualitative : Alphabétisation, amélioration état de santé conditions de vie, droit et libertés.

On ne peut utiliser le PIB pour mesurer le développement.


2- Les limites du PIB comme indicateur de développement

PNB = PIB + revenus reçus du reste du monde – revenus versés au reste du monde.

Pourquoi le PNB ou PIB/hab est-il un indicateur imparfait du développement ou bien être d'une population?

Il ne mesure que le bien être économique. Il ne rend compte que du niveau de vie et de l'aspect matériel. Il manque l'aspect public et moral (santé, éducation). Le PIB/hab n'est qu'une moyenne qui ne rend pas compte des inégalités / disparités. Quand un PIB augmente il ne peut être effectif que pour une minorité de la population. Il ne rend pas compte des externalités négatives (guerre, catastrophe naturelle).

Une externalité c'est lorsque l'action d'un agent économique A a un effet positif ou négatif sur la situation d'un agent B.

 La logique de plaisir repose sur la frustration. La société pousse la population à consommer en la frustrant (via la publicité, etc).

On comptabilise dans le PIB un tas d'éléments nuisant (dépense pollution, santé) qui le gonfle et reflète superficiellement le bien être économique. Le PIB ne comptabilise pas la comptabilité souterraine :

production marchande et non marchande = production officiellement déclaré à l'état.

Économie souterraine ou informelle = production domestique, activités illégales.

L'économie informelle faussent les comparaisons internationales: en France, l'économie informelle représente 7% PIB.


3- L'indicateur du développement humain (IDH) :

En 1990, le PNUD (programme des nation unis du développement) a crée l'IDH.

 > PIB/hab, quantitative (1/3 de l'IDH)

IDH       > espérance de vie à la naissance : niveau de santé, qualitative

 > niveau d'éducation  > taux de scolarisation + taux d'alphabétisation, qualitative

On peut faire le lien entre la capacité à travailler et la liberté. De bonnes conditions pour travailler permettent le développement et la recherche, la féminisation, etc. L'amélioration de niveau d 'éducation permet d'évaluer le bien être.

Limites : La dimension matérielle de l'IDH reste important : un tiers. De plus l'IDH ignore la qualité de l'environnement (pollution) la politique (liberté). Puis le taux de scolarisation globale ne révèle pas les inégalités (différences).


B/ le lien vertueux entre croissance et développement


1- La croissance peut permettre le développement

¤ Un lien empirique entre les deux:

Empirique : constat chiffré.

Corrélation : c'est un lien statistique entre deux phénomènes. Elle peut être positive: évènements A & B variant dans le même sens. Ou négative: événements A & B variant en sens opposés.

L'IDH est compris entre 0 et 1.

Exemples : au Bangladesh, corrélation positive avec de 1975 à 2003 le PIB qui augmente de 1,9% et l'IDH de 0,175 points (2%). La Norvège qui est 3ème au rang du PIB mondial et 1ère au rang de l'IDH.


¤ Les explications:



Loi d'Engel : quand le revenu augmente, le coefficient budgétaire de l'alimentation diminue (il pèse moins comparé aux autres achats). La loi d'Engel traduit une amélioration du niveau de vie.

Le développement Chinois est plutôt un phénomène urbain. Par exemple, 90% en ville ont un réfrigérateur pour 16% en campagne.


2- Le développement entretient la croissance:

Si le développement s'améliore, les gens auront donc un développement du capital humain.




C/ croissance et développement ne sont pas toujours liés


1- Il peut y avoir croissance sans développement:

Le développement dépend d'une volonté politique / démocratique. Les pays qui se sont démocratisés se sont développés  (exemple de l'Inde). L'Arabie a le même IDH que la Thaïlande alors qu'elle a le double de PIB. C'est parce que l'Arabie a moins investie dans l'éducation et la santé.

 X pétrole → Ressource (épargne) → Financement I privé / public → décollage économique → développement.

L'état Russe a un excédent budgétaire de plus de 10% du PIB. Malgré cela il y a un mal développement, donc cette argent ne profite pas à la population.

L'argent du pétrole ne profite qu'aux entreprises pétrolières. Cela fonctionne comme une oligarchie (pouvoir à quelque uns). Les pays pétroliers ont des revenus énormes, des excédents en terme de devises mais certains n'en font pas profiter à la population. La Norvège elle, qui est démocratique, grâce aux revenus pétroliers, investie dans le public, l'éducation est santé. Ainsi, 1er IDH au rang mondial.

Pour que les fruits de la croissance profitent a tous, il faut une redistribution des richesse de l'état, qui se produit si le régime est démocratique (et qu'il cherche à réduire les inégalités en investissant).


2- Une croissance contre le développement

¤ La question de l'environnement:

En Chine, il y a de forts dégâts environnementaux liés à la croissance :

d'abord la pollution de l'air (transports, dégagement de CO² mauvais charbon)

avec la pollution de l'eau (rejets domestiques, agriculture avec engrais, pesticides)

et la pollution du sol (production massive d'engrais, épuisement du sol par la production intense)

puis la déforestation : chaque année, la superficie de la Grèce en forêt (140 000 km²) disparaît . Cela entraîne la désertification et l'urbanisation.

Ensuite le réchauffement climatique (dérèglement saisons, fonte glacière, disparition de territoires.

Ces dégâts nuisent aux pays et populations les plus pauvres.

Pour finir il y a l'épuisement des ressources naturelles et disparition des espèces (3000 sont menacées). Mais cette situation n'est pas spécifique à la Chine. Aujourd'hui l'Inde et la Chine accèdent au mode de vie occidental (la moitié de la population).

L'empreinte écologique: la surface dont un habitant ou un pays a besoin pour satisfaire ses besoins primaires (agricoles) et de logement, et pour absorber les émissions de CO² (forêts) et de déchets. Plus généralement pour satisfaire son mode de vie. Avec le schéma du développement humain écologiquement durable, plus l'IDH est fort plus les besoins en empreinte écologique est forte car, plus l'IDH est élevé, plus la croissance est élevé (nécessite production intense) et donc plus les besoins en empreinte écologique (EE) augmentent. Ainsi un pays qui se développe est un pays qui pollue de plus en plus. Les pays émergent  (Asie) ont de faibles besoins en EE car ils car il ne possèdent pas encore le même mode de vie que les Américains. Question écologique datant de fin 1960.

Fin 1960 : début du mouvement écologique (fin des 30 G). Période marqué par une forte croissance et plein emploi. Les gens n'ont plus le soucis des besoins primaires , ils regardent ainsi le bien environnemental. On constate que cette croissance pollue.

1970' : fins des question environnemental car le chômage explose, problèmes économiques. On désire de la croissance et de l'emploi.

1990 : retour de la question de l'environnement.

En 1987, rapport Bruntland → ministre Norvégien. Ce rapport a définie la notion de développement durable.

Les développement est dit durable si ils permet de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futurs à répondre à leurs propres besoins. L'épuisement de l'air / l'eau épuise nos ressource vitales. Pour que tout le monde puisse satisfaire ses besoins, il faut que les pays développés s'accordent avec les PMA pour respecter les besoins de tous.


¤ La question du développement durable:

Compromis entre les intérêts les pays développés et ceux des PED. Compromis entre génération actuelle et futur.

Solutions les plus radicales:

La décroissance: stop à la société de consommation, à la production de masse. Ils prônent pour la baisse de la production. Le gouvernement doit pousser les gens à consommer moins et produire moins. Idée que la société est superficiel où les gens favorisent les liens économique que humains. Idée de retour à la société traditionnelle.

Critique de la société de consommation. Mais si il y a    baisse de la production

 hausse du chômage  baisse du niveau de vie

augmentation de la pauvreté

Solutions moins radicales:

Accords politiques → accords de Kyoto (1997): limitation de gaz à effet de serre pour la couche d'ozone. Il est signé par                                          .                                   beaucoup de pays mais certains en sont dispensés: les PED, Chine ne sont pas obligés de les           .                                  appliquer. C'est une première limite. De plus il n'y a pas de sanctions appliqués à ceux qui ne       .                                   respect pas. Enfin il se termine en 2012.

                              → agence Européenne pour le développement (1990): son rôle est de mettre en place des normes .    .                                   environnementales qui vont ensuite s'appliquer à tous les pays européens. Elles prennent le             .                                   dessus sur les lois européennes. Par exemple, le fait de vendre de l'essence sans plomb, cela .           .                                 limite des gaz à échappement. La Bretagne a un problème de pollution des eaux & du sol, l'agence                .                                  européenne lui impose de dépolluer ou il y aura une sanction possible (moins d'aide agricole).

Marché des droits à polluer: on n'accepte pas que les entreprises dépasses un certain seuil de pollution. Un seuil maximal de pollution est fixé. Chaque entreprise a le droit d'émettre un certain volume de gaz à effet de serre (cela prend compte de la taille, du secteur d'activité). Il y a un droit à polluer = titre → se constitue une offre de droit à polluer et une demande. Une entreprise polluant moins que le seuil maximal donné peut vendre le taux de pollution non exploité a une entreprise polluant trop. Quand la D > O le prix de droit à polluer augmente. Cela incite à moins polluer car il y a un gains d'argent pour la propreté. C'est une vision libérale pour ce marché, crée par R. Coase (économiste libéral). Les prix vont inciter les entreprises à être vertueuses. L'idée fondamentale des libéraux, c'est qu'il peut y avoir une autorégulation du marché. Ils croient en la loi de l'offre et de la demande. Les variations des prix orientent les comportements.

Pollueur payeur: l'état fait payer ceux qui pollue et apporte des subventions / aides à ceux qui font des efforts de non pollution (ex: déduction fiscale)

Normes contraignantes: elles obligent les individus à produire avec les matériaux non polluants.




Pour le développement durable il y a plusieurs directions possibles:

voie technologique → technologies nouvelles non polluantes. Favoriser les énergies renouvelables. Pour les automobiles, utiliser le biocarburant. Les avancées technologiques « propres » peuvent remplacer les autres. Pour inciter les gens, on met en place soit des normes obligatoires, soit la fiscalité qui finance les comportements vertueux.

Relocalisation des activités humaines → il faut favoriser la proximité entre le producteur et le consommateur, pour éviter le transport (très polluant).

Décroissance sélective → les services tertiaires sont plutôt peu polluants. Ils représentent 70% du travail en  France. Il faut favoriser les services au détriment du secteur secondaire (entreprises).


III/ le développement s'accompagne de changements sociaux importants


changement social : transformations durable plus ou moins rapide d'une partie ou de l'ensemble d'un système social au niveau de son fonctionnement (mode d'organisation), de sa structure (stratification) ou de ses modèles culturelles (comportement). Il faut que ce changement soit durable et collectif.

Système social : collectivité partageant la même culture.

Culture : ensemble de normes et de valeurs propre à un groupe.

        →   Normes (règles collectives; loi Veil)

                          →  Collectivité partageant même culture  →   Valeurs (idéaux collectifs; laïcité)

Système social   →  Organisation sociale  →  Stratification sociale (hiérarchie: répartition des statuts; moyennisation)

          →  Définition des rôles et des statuts sociaux (sexe; droit de vote femme)


Organisation social : manière dont les relations sociales se mettent en place.


A/ les transformations de la population active et structures sociale


1- La tertiarisation de la population active :

Toute société qui se développe se tertiarise. En France, en 1945 il y avait ⅓ dans le primaire, le secondaire et tertiaire. En 2004, il y a 5% dans le primaire, 20% dans le secondaire et 75% dans le tertiaire.

Cela s'appelle la tertiarisation; augmentation de la part des actifs du secteur tertiaire, société post-industrielle.

3 grandes causes:

 La loi d'Engel : quand le revenu augmente, le coefficient budgétaire de l'alimentation diminue. Le coefficient budgétaire lié à des services augmente. Une fois que les besoins primaires sont satisfait, on cherche à  satisfaire les besoins secondaires qui se traduisent par les services. C'est ce qui se passe quand une société s'enrichit.

 Hausse de la consommation de services par les entreprises. Elles ont tendance à externaliser leurs services:

externalisation d'activités de services: ils sont fait par le secteur tertiaire ce qui augmente le produit des services. Ce qu'elles faisaient en interne, elles l'externalisent à d'autres entreprises.

 Théorie de déversement de l'emploi (Alfred Sauvy): la productivité n'augmente pas de la même façon dans les 3 secteurs. Productivité du travail = production   en 30 ans: Agriculture,   5 fois plus

   travail Industrie,       3,7 fois plus

Dans l'agriculture, on produit beaucoup plus de produit. Tertiaire,       1,5 fois plus

Mais on consomme de moins en moins d'alimentation vis à vis des autres consommations, c'est pourquoi il y a beaucoup trop de main-d'oeuvre dans l'agriculture qui se déverse alors dans le tertiaire. Dans l'industriel, la productivité augmente, avec l'automatisation, donc surplus de main-d'oeuvre qui se déverse dans le tertiaire.

Dans le tertiaire, la productivité n'augmente que peu, c'est pourquoi elle a besoin de beaucoup de main-d'oeuvre, pour ses services beaucoup demandés. Dans les services publics, elle augmente faiblement.

Productivité du L = P          travail     =  production      => hausse de l'emploi = croissance de P > croissance productivité

 L (emploi)      productivité

L'emploi augmente dans un secteur si la croissance de la production est supérieur à la croissance de la productivité.

Ce mouvement de tertiarisation touche tous les pays qui de développent.


2- une modification de la structure sociale :

PCS : professions à catégorie sociale.    1- Agriculteurs exploitants (↓)

              →   Profession   2- Indépendants secondaire et tertiaire (↓)

              →   Statut  → Salarié ou  → Indépendant    3- Cadres et professions intellectuelles supérieur (↑)

Actifs    →   Secteur d'activité    4- Professions intermédiaires (↑)

              →   Niveau de qualification    5- Employés (↑) avec 95% de femmes

(Évolution de la structure social depuis 1936)    6- Ouvriers (↓) avec plutôt des hommes

Il y a une salarisation : hausse des employés qui représentent 90% des actifs (10% d'indépendants).

Il y a une hausse du niveau de qualification qui se voit à travers la hausse des cadres et professions intellectuelles supérieur, et professions intermédiaires. Et de plus, une baisse des non qualifié (ouvriers...).

Moyennisation sociale : essort des catégories moyennes salariés (hausse des professions intermédiaires).

C'est en opposé avec la vision bipolaire (Marxiste), qui dit que l'essenciel de la population est concentré dans une couche populaire.


B/ les changements culturelles


1- Le triomphe de la rationalité :

La société moderne est rationnelle. Max Weber (1864-1920) sociologue Allemand l'a définie comme une « science compréhensive ». Le sociologue a pour mission de comprendre le sens des conduites individuelles. Comprendre les actes individuelles consiste à dégager les raisons pour lesquelles les gens agissent comme ils le font.

Il y a 4 grandes raisons qui nous poussent à agir, 4 types d'action :

action traditionnelle; agir par traditionnelle

action affective; agir par affection

action rationnelle en valeur; agir conformément à la raison (pour une valeur suprême comme l'honneur)

action rationnelle en finalité; logique de calcul (stratégique). J'ai un objectif et je calcule la meilleur façon d'y parvenir.

Pour Weber, c'est ce 4ème type (finalité), le plus répandu dans la société.

Dans la nouvelle société se produit un déclin de l'action traditionnelle car le progrès de la laïcité , scientifique et intellectuel rationalise la population; l'homme contemporain croit que la science peut tout expliquer. La religion faibli face à la rationalisation. La religion n'explique pas, ce qui entraîne une montée de l'action rationnelle. Notre critère est l'efficacité, pour les sociétés à actions traditionnelles, leur critère est le divin. Pour qu'il y est rationalisation, l'économie a dut se détacher de la religion.

Science positive : essaye de produire des loi qui expliquent les comportements.

Science empirique : lois qui reposent sur des faits.

Il a fallut se dégager des croyances ancestrales pour expliquer les choses par la science. Cela a bouleversé les valeurs de la population. Ce qui a entraîné un « désenchantement ».


2- Un développement de l'individualisme :

individualisme : émancipation de l'individu par rapport au groupes sociaux traditionnels (famille, communauté, église).

Émancipation

Aspects positifs      Aspects négatifs

Plus de liberté      Montée de l'égoïsme

Affirmation de pensée      Solidarité moins forte

Autonomie de soi      Perte de lien social

Relations choisies      Risque d'isolement social 

On a tendance à se composer en famille nucléaire(parents et enfants non mariés). Dans les sociétés traditionnelles on se compose en famille étendue (parents et enfants mariés).

Causes : l'urbanisation est l'un des facteurs de l'individualisme dans les pays développés, taux d'urbanisation de 80%. en ville on vie dans un monde moins exposé au contrôle social de tout un groupe. Dans les villages on subit le regard des autres / proches, donc on contrôle notre comportement pour rentrer dans la norme (moins de comportements déviants).

 L'élévation du niveau culturel donne à l'individu un esprit plus critique. Il s'émancipe. Comportement de « passager clandestin »: avoir quelque chose sans en payer les coûts.

Posté par cramberry à 18:30 - - Permalien [#]

Economie Terminale ES : Investissement, progrès technique et croissance

Très gros et troisième chapitre d'économie de terminale Es.
Encore une fois c'est la copie de notre cours reçu au lycée,
donc si il y a une remarque, un  changement possible, vous pouvez
laisser un commentaire.
Ou encore poser des questions, avec plaisir je répondrai.
Si vous avez besoin d'aide sur un point de cours ou un sujet n'hésitez pas

Investissement, progrès technique et croissance

Site jouets perroquets et forum !

http://au-bonheur-des-pioux.wifeo.com/




Investissement, progrès technique et croissance

 

 

I/ Le rôle de l'investissement dans la croissance

 

A/ La diversité des formes d'investissement :

 

1- Définition de l'investissement :

C'est l'achat de biens de production durable c'est-à-dire utilisés pendant au moins un an pour produire (capital fixe).

placement : achat de titre financier sans production (achat, obligation); c'est le fait d'acheter des titres financiers pour gagner un revenu. Ex : achat de voitures = acte de consommation; achat d'actions = placement.

Un investissement c'est renoncer à consommer pour m'acheter un bien qui m'aidera à produire des richesses sur le long terme. Cela dégage de la valeur.

Placement non financier : acheter quelque chose qui ne permet pas un usage matériel, mais qui prend de la valeur (arts).

Investir pour un ménage c'est l'achat d'une maison principale (pour habiter), c'est leur seul investissement possible. Une maison secondaire est un placement. L'usage que l'on fait d'un bien détermine sa forme.

 Pour produire les entreprises ont un stock de capital fixe. La comptabilité nationale s'intéresse à la variation de stock de capital fixe sur un an. L'investissement est un flux monétaire qui permet d'acheter des biens de production durable qui vont faire varier le stock de capital fixe de l'entreprise.

La FBCF est l'indicateur de la variation de stock du capital fixe.

Formation nette de capital fixe = FBCF – amortissement (renouvellement capital fixe obsolète). Les ménages représentent 25% de la FBCF (achat maison). Les administration publiques représentent 16% et les entreprises 60%.

 

2- La distinction entre investissement matériel (IM) et immatériel (II) :

 L'investissement immatériel est l'achat de services qui améliore la capacité de production a long terme. C'est un investissement rentabilisé sur le long terme.

L'économiste Robert Solo disait que le fait que les ordinateurs soient achetés par les entreprises n'avait pas d'effets sur la production immédiate car il fallait former la main d'oeuvre pour. Il y avait donc un délais d'adaptation.

 Dans II on compte l'achat/ la création de logiciel, de dépenses de prospections pétrolières (recherches), d'oeuvres artistiques ou littéraires(droit d'auteur) et de formations.

Les dépenses de recherche et développement devraient être compté dans II mais ne le sont pas.

II prend une part de plus en plus importante dans l'investissement total. Ex : en 1996 l' II représentait 27% de l'investissement total, en 2002 il représente 35%. En France on investie de plus en plus dans le domaine immatériel car car notre économie repose sur l'innovation. On se spécialise dans les secteurs à haute VA ce qui nécessite une technologie donc recherche et formation. De plus la pub est très importante dans l' II : les dépenses de pub sont 10 fois plus élevés que les dépenses de coût de production.

 

3- La distinction selon les finalités de l'investissement productif :

Les entreprises ont trois motivations quand elles investissent.

L'investissement de capacité : achat de capital fixe (nouveau matériel) pour augmenter la capacité de production; pour faire face à une nouvelle demande, ce qui créer de l'emploi (effet positif).

L'investissement de remplacement : acquisition de nouveaux biens qui remplaceront le capital obsolète, usé. Cela s'appelle aussi l'amortissement; il n'y a pas d'effet sur l'emploi.

L'investissement de productivité : achat de biens qui accroît l'efficacité du travail humain, donc la productivité. Cela permet de produire plus vite. En contrepartie il y a substitution du capital au travail ce qui a court terme baisse l'emploi. A long terme, création d'emploi (créer/réparer machines) car ↓coût unitaire →↓Prix / ↑salaire →↑D →↑P →↑Emploi.

L'investissement de capacité est majoritairement en période de forte croissance alors que celui de productivité ou de remplacement vont dépendre de l'innovation et de la recherche. Mais souvent dans les faits ils sont liés, les 3 à la fois.

↑D →↑durée d'utilisation d'équipement →↑heures supplémentaires. Mais ↑D durable  ↑I →↑Emploi

 

B/ Les effets positifs de l'investissement dans la croissance

 

1 > A cour terme l'investissement stimule la demande de biens et services.

 Quand une entreprise investie, elle fait augmenter la demande de biens de production durable (FBCF). Elle a un effet sur la croissance (PIB).Principe mis en évidence par Keynes : L'effet multiplicateur.

 

 Variation I Variation PIB  Variation C Variation E  Pour :

1 vague:  100 m d'€ + 100 m d'€ + 80 m € + 20 m €  Propension à consommer = 80%

2 vague: + 80 m € + 64 m € + 16 m €  = consommation

3 vague: + 64 m € + 51,2 m € + 12,8 m €  revenu

4 vague: + 51,2 m € + 41 m € + 10,2 m €  Propension à épargner = 20%

 ... 0 millions d'euros

 

L'investissement a un effet multiplicateur sur le PIB c'est-à-dire qu'un investissement de 1 engendre une augmentation de PIB supérieur à 1 (plus que proportionnel). L'effet multiplicateur va être d'autant plus fort que la propension à épargner sera faible.

(k) Effet multiplicateur =   1  ainsi Variation Investissement × k multiplicateur = variation PIB

  Propension à épargner

On peut définir l'effet multiplicateur comme l'inverse de la propension à épargner.

Le Keynésien pense que la consommation dépend du revenu total (régulier plus primes). Ce qui stimule la consommation, dons la demande puis permet une hausse de l'investissement.

Le libéral lui, pense que la consommation dépend du revenu régulier (la prime ne changera pas la consommation) ce qui stimule l'épargne. Le principe keynésien légitimise l'intervention de l'état. L'investissement sur le cour terme favorise la consommation et l'épargne. Sur le long terme elle favorise la production.

 

 > L'investissement stimule la demande par le biais des gains de productivité.

L'indice des prix doit prendre en compte « l'effet qualité ». l'investissement de productivité permet la baisse du coût unitaire de production et engendre la baisse des prix de vente.

Salaire nominal = salaire courant qui est versé sur le compte en banque.

Salaire réel = c'est le pouvoir d'achat du salaire qui prend en compte les prix.

 

 Plus de demande des biens d'équipement

Plus d'investissement Augmentation de la demande globale

 Augmentation de la productivité

 Augmentation des profits  Augmentation des salaires nominaux

  Diminution des prix

 Plus d'exportations / moins d'importations Augmentation de la consommation

 

 

2- A long terme, l'investissement agit sur l'offre (entreprises).

On explique cette productivité plus fort dans les secteurs utilisateurs par l'informatisation.

Ex : une caissière à une productivité contrôlée (rapidité grâce au codes barres). On gère les stocks en temps réel grâce à l'informatique. On utilise les NTIC (nouvelles technologies en informatique et communication) qui modernisent et améliore le gain de productivité.

CFAD : conception et fabrication assisté par ordinateur > automatisation de la production

   > conception

Dans les banques la productivité a augmenté très vite avec l'informatique. L'investissement dans les procédés de fabrication permet une hausse de la rapidité de production et de la capacité de production.

Ce type d'investissement permet à l'offre de produire d'avantage. A long terme, l'investissement est l'opération qui permet de diffuser l'innovation, ce qui entraîne donc une augmentation de la capacité de production.

A long terme car : Il faut un effort de formation pour que les gens maitrisent l'innovation. De plus il faut souvent revoir l'organisation du travail pour cette nouvelle innovation et enfin il y a un temps d'adaptation.

Ex : L'informatique avec l'organisation du travail.

Taylorisme : division technique du travail

verticale : séparation entre les exécutants (ouvriers spécialisés) et les concepteurs (ingenieurs).

Horizontale : décomposition d'une tâche complexe en une tâche simple et répétitif confié à un ouvrier spécialisé.

Avec l'informatique, celui qui exécute programme, surveille, répare. Ce qui entraîne de plus en plus de tâches abstraites et compliquées à exécuter. Il a donc plus de responsabilité. L'informatique a souvent enrichie le travail des ouvriers et leurs a donné une certaine polyvalence. Cela a modifié le Taylorisme, ce qui a romput avec.

En contrepartie, il y a un temps d'adaptation des ouvriers.

 

3- Les spécificités de l'investissement public

L'investissement public ne cherche pas la rentabilité à court terme. C'est une vision à long terme. Il ne tire aucun bénéfices. C'est dans l'intérêt général que tout le monde ai accés à l'instruction. Cela garantie une hausse du capital humain, ce qui engendre une hausse de la productivité et donc de la croissance.

Sur l'aspect social il y a une certaine égalité des droits et des chances.

Ex : Lois Ferry : 1880-82 : école primaire gratuite obligatoire. Démocratisation petit à petit du système avec une différence sociale très forte. 1960-70 : démocratisation de l'accès au collège, lycée. 1975 : collège unique, école obligatoire jusqu'à 16 ans. Conséquences : massification du collège (plus hétérogène). Problèmes pédagogiques : dur de faire cours à des élèves différents économiquement, ethniquement. Ils doivent se familiariser avec la culture scolaire.

Les effets de la démocratisation : aujourd'hui, 70% des jeunes de 18 ans ont leur bac, le niveau de qualification est en hausse.

L'investissement public a une fonction sociale en garantissant à tous les mêmes droits. Et il y a des effets externes plus pour les entreprises , car elles bénéficient de ce investissements sans avoir à les payer directement.

Ex : la qualification de la main d'oeuvre vient de l'investissement public et les entreprises bénéficient de l'effort fait par l'état.

La recherche et développement comporte trois grandes étapes :

Recherche fondamentale : recherche scientifique pur; nouvelles idées, invention.

Recherche appliqué : c'est le fait de concrétiser l'idée sous forme d'un objet ou procédé nouveau.

Développement : application industrielle ou commerciale de l'invention, de la nouvelle idée.

Le CNRS découvre une nouvelle molécule, recherche fondamentale; il emet un nouveau médicament, recherche appliquée: il le commercialise, développement.

L'état joue un rôle important dans la recherche fondamentale car il investie car celle-ci n'est pas rentable.

Nos recherchent représentent 2,17% du PIB avec 1,37 relevant des entreprises et 0,8 de l'état. Il y a plus de dépense en recherche et développement pour les entreprises mais la dépense publique a des effets importants à long terme et profite à tout le monde car l'état investie dans le moins rentable.

 

 

II/ Les facteurs qui déterminent la décision d'investir (des entreprises)

 

A/ Il faut pouvoir financer l'investissement

 

1- L'autofinancement (ou financements externes)

                   

le taux de marge est un indicateur de la part des profits dans la VA : taux de marge = EBE × 100

  VA

Importance de l'investissement dans la croissance nationale : taux d'investissement = FBCF × 100

  VA

Capacité de financement si > 100 & besoin de financement si < 100 : taux d'autofinancement =  EB  × 100      FBCF

L'autofinancement va se faire grâce à l'épargne brut de l'entreprise. C'est l'EB qui va financer la FBCF de l'entreprise.

Si elle s'autofinance, elle n'a pas d'intérêts à rembourser ni de dettes. C'est un financement moins coûteux que l'empreint bancaire. Le niveau d'épargne brut va dépendre de la valeur ajoutée et de son partage entre les salaires et l'EBE. Ainsi l'EB va dépendre du partage de la VA.

La VA se divise entre : salaires nets + cotisations sociales × 100 et le taux de marge = EBE × 100

  valeur ajoutée  VA

Quand la croissance est faible, la part de l'un augmente si l'autre diminue.

 

 

Si les salaires augmentes moins vite que la hausse de la VA, la   part des salaires dans la VA va baisser.

 

Pour   que le taux de marge augmente, il faut que l'EBE augmente plus vite que la   hausse de la VA

 

Pour qu'il y ai un autofinancement important, il faut que l'excédent brut d'exploitation soit favorable.

Ex : de 1978 à 83 il y a eu une hausse de la part des salaires dans la VA et une baisse du taux de marge car à cette époque l'évolution des salaires était indexés sur celle des prix : époque de spirale inflationniste ↑ prix  ↑ salaires

 de 83 à 90 le taux de marge a augmenté et la part des salaires diminués avec la politique └─────┘

de rigueur en 1983. on lutte contre l'inflation et le déficit extérieur.

Avec la politique de relance, on a augmenté le pouvoir d'achat (avec les retraites...) pour augmenter la demande donc la production et ainsi il y aurait hausse de la croissance. Mais les entreprises n'ont pas pus produire suffisamment ce qui a entraîné l'inflation. C'était une politique mené à contre courant (Angleterre, Allemagne avec politique de rigueur).

En 83, la politique de rigueur : désindexation des salaires par rapport aux prix pour casser l'inflation ce qui entraîna une baisse du salaire réel (pouvoir d'achat), donc une baisse de la part des salaires dans la VA et une hausse du taux de marge. On pensait que si le taux de marge augmentait, le taux d'épargne aussi et donc le taux d'autofinancement augmenterait ce qui permettrait une hausse de FBCF (emploi, productivité) et donc une hausse du PIB. Elle a baissé l'inflation mais il y a eu des effets négatifs sur l'emploi, la demande et la croissance.

 

 

 

désindexation →   ↑prix → ↓baisse salaire réel → ↓part   des W dans VA & ↑taux de marge

 

et on   pensait que : → ↑taux d'épargne → ↑taux d'autofinancement → ↑FBCF →   ↑productivité, emploi donc ↑ PIB

 

 

taux d'autofinancement = S / FBCF × 100 En 1995 les entreprises étaient en besoin de financement (85%).

 

 

Si il est inférieur à 100 c'est un besoin de financement   externe.

 

Si il   est supérieur à 100 c'est une capacité : placement du surplus d'épargne.

 

Est-ce qu'on peut dire qu'il y ai corrélation entre le taux d'autofinancement, d'épargne et d'investissement?

De 1995 à 98: le taux d'autofinancement est en hausse car l'épargne est en hausse.

De 1999 à 2001 : le taux d'autofinancement est en chute car l'investissement est en hausse, donc l'épargne en chute.

Partage de la VA → ↓salaires → ↓consommation → ↓FBCF (et inverse)

  → ↑EBE → ↑épargne → ↑FBCF 

Comme qui il faut un équilibre dans le partage de la VA autrement la FBCF n'est pas forcément élevée.

 

2- Le financement externe

 

a- Le financement externe direct:

- L'émission d'actions sur le marché financier primaire.

Sur le marché primaire, on émet une action pour la première fois pour se financer soi-même, et vendre ses actions à des gens qui ont de l'épargne. Une entreprise qui veut se financer par actions doit avoir un profit donc un EBE élevé pour attirer les actionnaires.

 Aujourd'hui l'évolution financière est dangereuse car la finance prend une importance croissante (les actionnaires deviennent de plus en plus importants). C'est dangereux car à court terme les entreprises vont augmenter leurs dividendes pour garantir leurs actions mais par conséquent elle vont diminuer leurs investissements.

Ce sont les grosses entreprises qui seront côtés en bourse.

Bourse : actions déjà émises - O ac x > D ac x => baisse du cours de l'action x

   - O ac x < D ac x => hausse du cours de l'action x

il est interdit le « délit d'initié » : les entreprises doivent être transparentes d'information. Si des actionnaires détiennent une information que les autres n'auraient pas et qu'elles liquides leurs actions pour ne pas perdre de l'argent ils pourraient être pénalisés lourdement. Car une information doit être su de tous.

 

- L'émission d'obligations.

Une obligation : titre qui représente une créance à long terme c'est-à-dire Plus de 7 ans sur un agent économique et qui rapporte des intérêts.

Celui qui émet des obligations pour se financer est en général l'état, et plus rarement les entreprises. Un créancier est une personne qui a prêté de l'argent a un quelqu'un, un débiteur, qui celui-ci a envers le créancier une dette.

Les obligations se vendent et s'achètent à la bourse. L'avantage c'est que l'on peut retrouver notre liquidité (capital) à tout moment en la revendant. Le cours de l'obligation est au grès de l'offre et de la demande à la bourse.

 

b- Le financement externe indirect :

Il repose sur le crédit bancaire. Les banques servent d'intermédiaire entre les entreprises à besoin de financement et les entreprises à capacité de financement. L'entreprise qui a besoin de capitaux va emprunter un capital financier, et le coût de l'emprunt est le taux d'intérêt.

Le taux d'intérêt représente un pourcentage du capital prêté. Le service que nous rend la banque (prêt d'argent), elle nous le fait payer par le taux d'intérêt. Plus la banque à confiance en vous (revenu stable), plus le taux d'intérêt est moins élevé et le délai court. Plus on emprunte sur une durée courte, plus le taux d'intérêt est faible car sur la longue durée le risque s'accroît (perte d'emploi, maladie). De plus, sur le taux de d'intérêt s'ajoute une assurance spécifique obligé par la banque pour la sécurité de l'emploi, etc. cela s'ajoute au montant à payer.

Le taux d'intérêt affiché par les banques est le taux d'intérêt nominal.

Le taux d'intérêt réel = le taux d'intérêt nominal – le taux d'inflation.

Ex : placement de 1000 € à 5% to : 1000 (inflation : 4%) t1 : 1000 × 1,05 = 1050

 pouvoir d'achat :   2 TV à 500 €  2 TV à 520 €

Le placement a réellement rapporté 10 €.

1 € de t1 a perdu 4% par rapport à 1 € de to.

L'inflation est mauvaise pour les rentiers. L'économie elle est favorable pour les rentiers car la BE limite une inflation à 2% maximum par an. L'inflation est positive pour les emprunteurs. Le taux d'intérêt réel détermine le coût de l'emprunt. Pour qu'une entreprise emprunte il faut qu'elle :

est une forte solvabilité qui est déterminée par l'EBE

ne soit pas trop endettées, qu'elle ai la capacité de rembourser. Les entreprises qui sont de grandes tailles offrent plus de garanties aux banques, de même pour l'accessibilité au marché. Cela est plus facile pour les grosse entreprises par rapport aux petites. Le financement de l'investissement va dépendre de l'EBE réalisé, donc de la rentabilité de l'entreprise croissante.

↑ des rentabilités de l'entreprise (EBE) → autofinancement plus facile

  → accès aux financements externes.

Si l'on suit ce point de vue, il faut mener une politique de l'EBE en faveur du taux de marge.

H. Schmidt (chancelier Allemand de 1970) : « les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain, la compétitivité et les emplois d'après demain ». c'est l'idée que si les entreprises sont rentables, elles pourront financer leurs investissements, qui entraîneront l'innovation, le progrès technique et la productivité.

Si nos entreprises sont plus compétitives, elles gagnent d'avantages de part de marché de l'Allemagne.

↑EBE →↑Investissement →↑Compétitivité →↑exportation / part du marché →↑ PIB et emploi les entreprises du pays par rapport au reste du monde). Cette politique justifie la politique de rigueur : désinflation compétitive :

Rigueur salariale →↓coûts production →désinflation →↑compétitivité prix →↑

 →↑EBE →↑ FBCF → ↑PIB, ↑Emploi, ↑compétitivité structurelle.

En France ce fut efficace au niveau de la désinflation (de 12 à 2%) et de l'exportation. Mais cela a échoué au niveau de la croissance (2% pour 5% au 30G) et au niveau de l'emploi avec un chômage croissant. Cette politique a oublié la demande. Elle fut faible donc les entreprises on épargnés plutôt que d'investir. Cette politique a freiné la demande donc l'investissement.

 

B/ Il faut une volonté d'investir

 La rentabilité de l'investissement

Trois facteurs :  L'existence d'une demande

 La volonté de diminuer le coût de production

 

1- Il faut que l'investissement soit rentable

 La rentabilité de l'investissement, c'est la capacité d'un investissement à rapporter dans le futur des profits.

Keynes appelle cette rentabilité l'efficacité marginale du capital.

Le taux de rentabilité d'un investissement c'est = EBE × 100

 capital investie

Taux de profitabilité = taux de rentabilité – Taux d'intérêt réel Si le taux de rentabilité est supérieur au taux d'intérêt réel alors l'investissement est rentable. Si le taux de rentabilité est inférieur au taux d'intérêt réel alors l'investissement est non rentable, le placement est favorable. O * Avoir recours au crédit bancaire. La baisse du taux d'intérêt réel a un impact positif sur le coût du crédit bancaire qui diminuerai.

↓taux d'intérêt réel →↓coût crédit bancaire →↓coût du financement de l'investissement →↑FBCF

Mais ce sont des prévisions par nature incertaine 'imprévues, impossibles). L'inflation peut jouer sur le pouvoir d'achat, le climat d'optimisme. Keynes insiste sur  puisque la demande est anticipée, elle est incertaine; ainsi le pessimisme ou l'optimisme des entrepreneurs peut jouer sur la décision de l'investissement.

* Épargne brut insuffisante. La baisse du taux d'intérêt réel engendre une baisse du rendement du placement ce qui augmente la FBCF. La baisse du taux d'intérêt rend le placement moins intéressant (achat de titres financiers).

Il y a une corrélation négative entre le taux d'intérêts et la FBCF.

1983 : le taux d'intérêts était de 15%. en 87 : de 9%.

 Le taux de variation annuel de la FBCF était de -1%, en 87 : +7%.

Ainsi quand le taux d'intérêts baisse, le taux de variation de FBCF augmente. De 93 à 94 il y eu une forte récession (baisse de production), avec un climat négatif et une faible demande qui entraîna du chômage.

La baisse du taux d'intérêts est un facteur important de l'investissement mais qui n'est pas suffisant. Il faut par ailleurs une demande qui pousse les entreprises à investir.

 

2- L'existence d'une forte demande anticipée

 Keynes a insisté sur cet événement. Né dans la bourgeoisie intellectuelle, ses parents côtoyaient de grands penseurs. Il est tombé dans la culture tout petit, et a fait ses études dans les écoles les plus prestigieuses. Il va devenir économiste, lui même formé par des néo-classiques (libéraux) auxquels il va s'opposer à la suite : Pigou, Marshall.

Libéral : raisonnement micro-économique, ce qui est vrai pour un individu l'est vrai pour tous.

Cela s'oppose à la vision de Keynes : raisonnement macro-économique. Ce qui est vrai pour un individu n'est pas vrai pour tout les individus vivant en collectivité. Pour lutter contre le chômage, il vaut mieux augmenter les salaires que les baisser. L'anti-conformiste social est aussi sur le plan intellectuel.

 

Demande anticipée : de biens de consommation → Incitation  FBCF

  de biens de production → à investir 

Il y a d'abord un lien entre les capacités de production et l'investissement.

(UCP) Taux d'utilisation des capacités de production = production réalisé × 100

  production potentiellement réalisable

En 1985 elle était à 82% de ses capacités, car la demande n'était pas suffisante.

La hausse de la demande entraîne un taux d'UCP à 100% ce qui engendre une hausse de l'investissement de capacités.

Quand le taux d'utilisation augmente, la croissance s'accélère car il y a une hausse des investissements. Quand la demande se freine, le taux d'investissement est de 0%.

 Le principe de l'accélérateur par Clark : une hausse de la demande entraîne une hausse de l'investissement.

Mais il y a une sensibilité de l'investissement sur la demande. L'idée c'est que les variations de l'investissement sont plus fortes que celles de la demande. L'investissement est extrêmement sensible aux variations de la demande. Un simple ralentissement de la croissance de la demande suffit à faire considérablement diminuer l'investissement.

Toute hausse de la demande a un effet multiplicateur sur l'investissement.

Coefficient de capital = Capital  Ex : 309 = 3 => Pour répondre à une demande de 103 €, il faut que l'entreprise

  Demande 103 ait un capital de 309 €.

 

C'est une justification des politiques Keynesiennes (soutenir l'investissement).

BCE : elle a une politique monétaire de relance : elle baisse le taux d'intérêt directeur pour la banque central. Pour les banques commerciales elle baisse le coût de refinancement.

Le refinancement pour une banque commerciale c'est d'emprunter de la monnaie centrale soit à d'autres banques commerciales soit à la banque centrale. C'est une obligation pour créer de la monnaie.

↓coût de refinancement → ↓taux d'intérêt du crédit bancaire 

  ↑volume du crédit   ↑ Demande  ↑ Incitation à Investir

  ↑FBCF → ↑ Consommation 

Selon Keynes, pour une hausse de l'investissement il faut aussi une politique budgétaire de relance :

Elle consiste à augmenter le déficit budgétaire (au niveau de l'état => BCE) ce qui entraîne une hausse du revenu national, par suite une hausse de la demande et donc par conséquent une hausse de l'investissement (hausse de l'incitation à investir). Comme elle est très sensible à la conjoncture économique, il faut l'encourager et il faut que l'état interviennent pour pousser à investir.

 

3- La recherche d'une baisse du coût de production

 Pour produire il faut du travail est du capital pour une entreprise. Ainsi le travail est le capital technique sont une combinaison productive.

L'augmentation du coût du travail (le salaire net plus les cotisations sociales) entraîne une substitution du capital au travail, donc on remplace le travail par le capital. C'est l'investissement.

La hausse du taux d'intérêt réel engendre une hausse du coût du capital par rapport au prix du travail ce qui entraîne une substitution du travail au capital. Il y a donc plus de travail et moins de capital, ce qui entraîne une baisse de l'investissement.

 

III/ L'investissement permet la mise en oeuvre du progrès technique

 

A/ Définition du progrès technique

C'est l'ensemble des innovations qui entraîne un changement des méthodes de production, où de niveaux produits.

L'innovation est l'application industrielle ou commerciale d'une invention. Ex : invention, la puce électronique; l'innovation, la carte bancaire.

Il y a plusieurs types d'innovation :

Innovation de produit : commercialisation d'un nouveau produit.

Innovation de procédé de production (CFAO, robotisation) ou de commercialisation (marketing, pub sur internet ou au téléphone, vente sur internet ou par correspondance).

Innovation dans l'organisation du travail : taylorisme, Fordisme,

Schumpeter parle d'innovation radicale, qui serait à l'origine d'une croissance économique. Ex : machine à vapeur (1ère révolution industrielle). Mais il y a par suite innovations mineures (ou incrémentale) : elles améliore le produit.

Du point de vue des effets économiques :

innovations majeures, radicales ce qui entraîne une période de nouvelle de croissance économique.

Innovations mineures, qui sont de simples innovations de produits déjà existant (au XIXè automobile, airbag...).

Ex : 1ère révolution industrielle (1760-1860), innovation radicale : chemin de fer, machine à vapeur.

 2 ème révolution (1870-1960) : électricité, automobile, réfrigérateur, téléphone...

 

B/ L'origine du progrès technique

 

1- Le rôle de l'entreprise

 Joseph Aloïs Schumpeter (1883-1950) autrichien. Il a montré le lien entre l'entrepreneur et l'innovation dans la croissance et les cycles économique. Pour lui c'est l'entrepreneur qui innove.

Dans l'entreprise, la compétitivité repose sur la productivité, qui celle-ci est plus facile dans l'industrie.

Plus l'entreprise est grande plus elle est innovante dut à ses moyens financiers importants qui permettent de financer la recherche et développement. On innove plus dans l'entreprise que dans les autres domaines.

Les débouchées des grosses entreprises sont plus vastes et permettent de rentabiliser les coûts de la recherche en faisant des économies d'échelle.

La pression de la concurrence internationale engendre des innovations . Il se développe une différenciation du produit par rapport aux concurrents. Les innovations de produits sont plus présentes dans les biens que dans les services.

L'innovation de produit permet d'avoir le monopole sur un marché donc celui qui est en situation de monopole peut augmenter les prix et donc augmenter son profit. Cela s'appelle du surprofit : profit plus élevé que celui obtenue en situation de concurrence). En situation de monopole, les prix sont plus élevés qu'en situation de monopole c'est pourquoi il y a surprofit. Cela s'appelle les rentes du monopole.

Innovation de procédé →↑productivité →↑compétitivité-prix →↑part de marché → monopole →↑ EBE →↑ Investissement → innovation

 

2- Le rôle de l'état

 innovation : processus indispensable mais rapide.

Il y a des risques élevés dans les innovations car on ne sait pas cela va être rentable. L'innovation engendre des externalités positives (sans financement car il y a de nouvelles idées). L'état pousse les innovateurs en mettant en place des brevets sur l'innovation. Risques pouvant décourager innovation : copiage, rentes incertaines.

Formes d'intervention de l'état :

 Brevet / innovation : droit de propriété temporaire (sur 20 ans). Chaque année on doit verser des indemnités pour protéger le brevet. Limite : c'est à nous de porter plainte pour se défendre des copies et obtenir réparation. C'est long et coûteux, ainsi en attendant il y a une perte d'argent.

 L'état subventionne la recherche privée. Le but est de diminuer le coût de l'innovation pour les entreprises privées.

 L'état finance la recherche fondamentale, celle qui est la moins rentable car elle donne des résultats à très long terme.

 Il finance la recherche publique dans les entreprises qu'il contrôle. Ex : EDF par le nucléaire, SNCF par le TGV.

 L'état forme la main d'oeuvre, le capital humain qui par la suite sera capable d'innover. L'effet de l'intervention de l'état et d'alléger les dépenses des entreprises.

 

C/ Le progrès technique, un facteur essentiel de naissance économique.

Le progrès technique est à l'origine du cycle économique et qui contient deux phases : la croissance et la dépression.

Les cycles longs de Kondratiev : il y aurait 5 « grappes » d'innovation partant d'innovation majeurs.

Pour Schumpeter, ceux sont les « grappes » d'innovation qui sont à l'origine de la croissance.

Un « grappe » est composée d'une innovation radicale qui inspire des innovations mineures.

Ex : l'ordinateur a inspiré des innovations moins importantes, comme internet, CFAO (robotisation), CDRom, mp3.

 

  →↑FBCF

Innovation de produit →↑Demande de biens de consommation →↑Production →↑Emploi →↑Revenu disponible

  └─────────────┘

  ↑Emploi ← ↑Production ← ↑Consommation ← ↑pouvoir d'achat ←┐

Innov. de procédé →gain de productivité →↓coût de production unitaire →↑Salaires & ↓prix →↑ EBE →↑FBCF 

   développement nouvelles activités ← ↓temps de travail ←┘

 

lorsque la demande est très sensible à la variation du prix, elle est élastique.

L'innovation de procédé →substitution du capital au travail →↑chômage →↓demande →↓croissance économique

« Destruction créatrice » : L'innovation, phase A (croissance) du cycle, entraîne de nouvelles activités qui vont concurrencer les anciennes et entraînent leur déclin. D'où faillite de certaines entreprises et chômage.

Dans le domaine innovateur, l'imitation engendre une hausse de la concurrence ce qui entraîne une hausse des faillites. Ainsi on va basculer dans la phase B (dépression) du cycle, baisse les prix (de l'emploie), et enfin il y a une nouvelle grappe.

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