Cours de spécialité de terminale ES
Vous avez à présent accès à 8 auteurs de spécialité.

Site perroquets avec lien forum !!
http://au-bonheur-des-pioux.wifeo.com/


Vous pouvez laisser un commentaire,
pour poser une question, faire une remarque ou
approfondir le sujet ou autre. Bon travail.

                                         ------------------------------------------------

Nouveau !! Directement telechargeable
Sous forme de fichier Word, en un clic
Vous avez le cours! plus de copier coller
Tout les auteurs, fiches, biographie, cours
sur "auteur de spé..." article du 30/04/08

Utilisez le calendrier!!

                                        --------------------------------------------------

Adam Smith :

Biographie : 1723 – 1790 , Smith est du XVIIIe siècle.

       Il écrit « nature et cause de la richesse des nations » en 1776.

       Smith : objet → valeur d'usage; Marx (bien)

       → valeur d'échange; Smith (prix monnaie, marché)

      Smith est dit « le père de l'économie politique » pour cette distinction de l'objet.


I/ La pensée de l'auteur.

Division (technique) du travail : Smith > Taylor, Ford, OST

division du travail social : Durkheim

division sociale du travail : Marx > classes sociales, rapports de production.


Le penchant naturel des hommes à trafiquer (échanger) :

Pour échanger, je produit ce dont j'ai besoin, plus du surplus.

Échanger => réussite de surplus => diviser le travail et augmenter la productivité.

Parce qu'on recherche l'échange on améliore la productivité.

« nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme; et ce n'est jamais de nos besoins que nous leurs parlons, c'est toujours de leurs avantages. » Smith.

L'origine de la division du travail est le trafique. C'est un rappel aux « lumières écossaises , l'homme a presque toujours besoin de ces semblables ». il ne peut pas tout produire c'est pourquoi il échange. C'est bien parce que l'individu a besoin d'échanger qu'il produit un surplus. Cette volonté permet d'avoir des relations sociales.

Smith fait parti d'un mouvement intellectuel que l'on a nommé les « lumières écossaises ». il vivait entre deux grands instinct de l'homme:

L'instinct égoïste qui l'entraîne à agir pour son plaisir et le succès personnel, l'instinct altruiste qui l'encourage au contraire à se préoccuper d'autrui.


Volonté de trafiquer → relations sociales

    → surplus     → hausse de la « puissance productive » <= division technique tu travail


Comment faire? Les procédés techniques :

     → gain de temps (nombre d'épingles)

Division technique du travail  → habilité

     → amélioration de l'outillage =>  progrès techniques

Puisque l'on va produire plus,on va engager des salariés auxquels il faudra fournir biens et services => journaliers nécessaires.


Échange → surplus → hausse puissance productive (→ gain temps, habilité, amélioration)

    → hausse circulation des richesse  → problèmes vers l'étranger

(élargissement du marché)

Puisque c'est la faculté d'échanger qui donne lieu à la division du travail, l'accroissement de cette division doit, par conséquent, toujours être limité à l'étendue de la faculté d'échanger, ou en d'autres termes par l'étendue du marché.

A la fin du 18ème les ponts, routes, canaux ne peuvent pas être gérés par une entreprise privée. Smith dit que c'est à l'état d'intervenir. L'élargissement du marché représente les infrastructures  (routières...) de communication. Cela coûte cher et ce n'est pas rentable, c'est pourquoi le secteur ne s'en occupe pas. Ce qui compliquerai et ralentirai les échanges, c'est que le secteur privée s'en occupe. C'est pourquoi l'état doit se charger et financer ces infrastructures indispensables à tout le monde, qui à être remboursé par le biais des impôts.

Si l'on travail dans les conséquences de la hausse de la productivité (division du travail) il va y avoir des conséquences négatives : ce que Smith appelle « l'abrutissement ». la division du travail conduit à un abrutissement du travailleur, car on ne lui demande plus de réfléchir : « l'engourdissement de ses facultés morales » et incapable de « former aucun jugement ». il n'a plus de capacités à raisonner. Marx appellera cela « l'aliénation » (privée de) => déshumanisation du travail.

A la 2ème révolution industrielle, Taylor par suite met en place la séparation des taches d'exécution et de conception.


A. Smith => la manufacture 1880 Taylor        =>  division verticale

1776      habilité, gain de 2ème révolution 1912 bureau      atelier

Vapeur, charbon       temps, innover industrielle Électricité, pétrole


Échange → surplus → extension des marchés → R distribués (W)

   → Spécialisation  → dans l'entreprise

    → entre les entreprises > sous-traitante coûts

Progrès technique      → entre les pays DIT DIPP   →FMN / ETN → mondialisation → absolus

(transport + TIC)

DIPP : décomposition international des processus de production.

ETN : entreprises transnationales.

FMN : firmes multinationales.

TIC : technologie informatique et de communication

DIT : division internationale du travail.

A l'intérieur d'un pays, spécialiser les entreprises entre elles s'appelle la sous-traitante.

DIPP : je fais fabriquer ce qui a besoin de beaucoup de main d'oeuvre sans technologie dans les pays a forte main d'oeuvre et ils sont montés dans les pays industrialisés. Les ports-conténaires sont la conséquence des DIPP.

Hollande : terminal pétrolier, grand port conténaires.


La « main invisible » :

Ensemble des intérêts particuliers = intérêt global

« Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travail souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que si il avait réellement pour but d'y travailler [...]; en cela, comme dans beaucoup d'autres cas, il est conduit par une main invisible à remplir une fin qui n'entre nullement dans ses intentions ».

améliorer la productivité permet d'augmenter le profit, donc le revenu puis le capital. En dégagent plus de profits, il pourra réinvestir pour son intérêt, ce qui entraîne une hausse de la main d'oeuvre, une hausse du revenu et donc une hausse de débouchés a la redistribution.

Si le pays constate une augmentation de richesses, il y aura une hausse de l'intérêt général. Et celui-ci permettra a l'état de financer l'éducation et les infrastructures. Smith le dit, l'état doit financer l'éducation, car cela n'est pas rentable pour le privée. En France les écoles sont gratuites. L'augmentation générale du niveau de vie est en relation avec cette hausse de l'éducation.

Smith constate que « l'abrutissement » entraîne l'incapacité à défendre son pays.

Dans l'intérêt général, Smith considère que l'état doit assurer la protection intérieur, service non marchand. Ainsi la police peut assurer la justice, ainsi l'état s'occupe des fonctions régaliennes.

Pour que la population soit ouverte, il fait qu'elle soit un minimum instruite.


Max Weber :


Biographie : (1864-1920) il s'interroge sur le changement social; les conséquences et causes. Ce changement se réalise en Europe avec la première révolution industrielle dans la 2ème moitié du 19ème siècle ( Allemagne en retard par apport à la France ou l'Angleterre). C'est un Allemand. C'est quelqu'un qui ne fait pas uniquement de la sociologie. Il étudie l'économie politique, la philosophie t la théorie de l'histoire. C'est quelqu'un venant d'une famille d'intellectuel, dans le droit.

On constate une déchristianisation des sociétés. En contrepartie c'est un état administratif appuyé sur les lois et droits qui est rationnel : appuyé sur la raison et non la magie (référence a 1905 pour la séparation de l'église et de l'état).

C'est une phase importante et intense de la réflexion de Weber : le « désenchantement » du monde : le fait que l'on peut de moins en moins expliquer le monde par la magie et les croyances. Il n'y a plus d'espoir que cela s'améliore car la science / la raison explique le monde qui nous entoure. Les rêves et l'espoir sont quasi nuls.

Il y a fin de l'empire Allemand avec la 1ère Guerre Mondiale, par suite il y a des problèmes de légitimité du pouvoir.



I / La pensée de l'auteur


A/ Outils, méthode :

Le processus de rationalisation c'est le fait que tout ce qu'on constate autour de soi peut s'expliquer parce que nous avons une raison. Et avoir une raison / explication rationnelle n'est pas avoir toutes les connaissances. On sait que nous pouvons l'expliquer sans pour autant en posséder toutes les connaissances. C'est parce que l'on sait que l'on peut expliquer que le « désenchantement » se met en place, cela ne laisse pas l'espoir d'une autre solution.

Déchristianisation : l'impact de l'église est moins forte sur la population. Elle va devenir de plus en plus une affaire privée et non d'état. Weber va essayer d'interpréter l'action sociale : quelles sont les raisons ou explications rationnelles des actions sociales des individus? Car il va considérer le phénomène social, le capitalisme, le pouvoir comme la résultante (résultat) d'actions qui mettent en oeuvre des croyances et valeurs.

La sociologie de Weber est compréhensive et explicative.

Ex : si l'on regarde en l'air, les autres font comme vs, c'est compréhensible, mais non explicatif. Ouvrir son parapluie est compréhensible et explicatif.

Dans la pensée de Weber, toute action sociale suscite une réponse (réaction), c'est l'interactionisme.

Weber va créer un outil pour étudier l'action sociale de manière objective.

Deux notions typiquement Weberiennes :

Il faut construire un idéal-type. Il faut pratiquer la neutralité axiologique : quand j'étudie une action sociale, il faut que je me refuse à tout jugement de valeur. N'avoir aucun préjugés en reconnaissant que l'on puisse en avoir. Être le plus objectif possible.

Idéal-type : outil, représentation simplifiée de la réalité. On ne se garde que les traits spécifiques du phénomène, il ne faut pas confondre idéal-type avec valeur moyenne.


B/ Du pouvoir et de la légitimité :

Il explique que le pouvoir peut-être exercé par :

tradition, religion. Exercer un pouvoir

personnalité de l'individu. doit être en mesure

la loi, grâce à elle. de s'expliquer.


Trois légitimités :

légitimité traditionnelle (coutume, expliqué par la religion)

légitimité charismatique (s'appuie sur la personnalité)

légitimité légale rationnelle (bureaucratique).

Le charisme, pour qu'il dure, doit s'appuyer sur les lois, car la personnalité de l'individu a besoin de s'appuyer sur autre chose : tradition ou bureaucratie.

La légitimité qui s'appuie sur la loi accentue le « désenchantement », et son avantage est que c'est la même pour tous (les mots des textes de lois du moins).

La loi est un ensemble de mots écrits et qui s'interprètent et évoluent avec la population.


C/ Protestantisme et capitalisme :

En Allemagne, la religion dominante est le protestantisme. « L'ascétisme protestant s'opposa avec une grande efficacité à la jouissance spontané des richesses et freina la consommation, notamment celle des objets de luxe. En revanche, il eu pour effet psychologique de débarrasser de l'éthique traditionaliste le désir d'acquérir » (1920). Ils s'enrichissent, non pas en tant que fin de soi mais pour prouver que les moyens utilisés sont efficaces car ils entraînent une hausse du capital. Weber veut montrer que cette attitude et rationnelle (économiser pour investir).

Localité : A entraîne B mais est-ce que B entraîne A.

Laborieux : ne pas gaspiller.

Ascète : vivant avec un minimum.

Individualisme : considéré par Weber dans « l'éthique protestante et l'esprit du capitalisme » comme recouvrant et mélangeant les notions les plus hétérogènes, le terme désigne la doctrine qui accorde à l'individu une valeur intrinsèquement supérieur à toute autre et dans tous les domaines où priment toujours les droits et responsabilité de ce dernier.         > monnaie

Fonctions régaliennes > loi

       > police

Sur le plan statistique il constate qu'il y a une sur-représentation des protestants dans les entreprises capitalistes. Il va essayer de regarder ce qui, dans l'éthique (la mentalité) protestante peut expliquer l'apparition d'entreprises qui cherchent du profit, qui applique une comptabilité, ce qui lui permet de prévoir : le capitalisme. Ce qui compte c'est faire du profit pour le réinvestir et non le gaspiller.

La comptabilité installée rationnelle permet d'anticiper. Et le profit dégagé doit être réinvestie.

Il essaye de croiser l'esprit du capitalisme avec les mentalités protestantes : il n'y aurai pas de croyances religieuses qui conduiraient les protestants à travers leur religion à avoir des attitudes qui vont les conduire à être capitaliste sans le savoir. Les protestants subissent la pré-destination, à leur naissance ils sont déjà « étiquetés ». il sait qu'il est sur terre pour glorifier dieu en travaillant et réussissant. Travailler veut dire développer toutes les activités humaines, ce qui sous entend que si il y a profit il y a ré-investissement pour ne pas gaspiller. L'ardeur de son travail s'explique par la recherche des signes de son élection. On va donc travailler de manière rationnelle. On va préférer l'épargne à la consommation donc on met en place une comptabilité. Il anticipe sur le futur en ré-investissant. Il va étendre son activité, ce qui est aussi s'occuper des autres. A force de privation, on accumule des portunes.


D/ La bureaucratie :

(1864-1920) Weber. Il se situe fin du XIXè siècle où il constate le changement social consécutif à la révolution industrielle. Les démocraties s'installent en Europe, ainsi la légitimité légale bureaucrate devient dominante. Ex en Allemagne avec les deux retraites misent en place pour la population.

Il se pose le problème de comment une société basé sur la royauté peut finalement se passer de sa souveraineté et continuer à fonctionner? Quelles sont donc les institutions qui en réalités faisaient fonctionner le gouvernement et qui ont donc étaient mis a jour?

Napoléon 1er a mis en place la bureaucratie qui s'est trouvé légitime.


Bureaucratie : légitimité basé sur la loi car il faut passer un concours et démontrer ses compétences (fonctionnaire).

       Pour être sur que vs administriez bien on va vs assurer un revenu qui s'appelle un traitement.

       Elle constitue les compétences légales « savoir spécialisé », on doit connaître le droit qui s'applique pour         le domaine. Même si le ministre / directeur change, notre poste est assuré, protégé, on ne dépend pas du         dirigeant. On fait facilement gérer tout ce qui est comptabilité (les chiffres sont sensés être objectifs).

« A son stade de développement actuel, le capitalisme requière la bureaucratie ». cela signifie que c'est à la 2ème révolution industrielle (organisation du travail, division des taches dans le tertiaire avec le taylorisme). Il en a besoin pour la comptabilité car les entreprises deviennent multinationales. Le capitalisme est un système rationnel en finalité. Ce qui compte c'est l'objectif; pour un capitaliste, c'est le profit, calculable grâce à des comptables (bureaucratie a des connaissances légitimes). A la 2ème révolution industrielle, l'industrie représente encore la moitié de la population, mais à la 3ème révolution, la société s'est tertiarisé (75% de la pop.) : consommation de masse, travail à la chaîne.

Idéal-type : puisque Weber essaye de comprendre comment fonctionne la société, il va construire à partir de paramètres clés des modèles qu'il appelle idéal-type, c'est donc un outil qui permet d'interpréter.

Idéaux-types : comportement traditionnel

comportement affectuel

action rationnelle en valeur

action rationnelle en finalité

Les limites :

Le modèle bureaucratique manque d'efficacité car au sein de celui-ci, soit on joue un jeu de conflit soit de coopération. Dans cette structure, certains jouent le jeu du conflit pour acquérir du pouvoir ( et le montrer). Coopérer c'est n'inclure dans la masse donc ne pas montrer son pouvoir. Par exemple, M. Croset, démontré que dans la pile de dossiers, certains étaient constamment remis en dessous sans être traité, c'est pourquoi des numéros ont été inscrits sur ces dossiers. Le principe de Peter lui, démontré que l'on montait les échelons jusqu'au degré d'incompétence, ce qui entraînait la stagnation de la bureaucratie. Sur le plan hiérarchique, on monte les échelons pour être récompensé, mais jusqu'à son stade d'incompétence. La rétrogradation n'est pas possible, il y a la sécurité de l'emploi => blocage bureaucratique.


II/ Actualité et prolongement de Weber

La rationalité ne serait pas totale. Elle serait limité parce que des effets pervers se développent. Elle développe des effets pervers de 2 façons :

-Les individus ne sont pas tous rationnels :

-Ils ne peuvent pas car l'homo oeconomicus est un idéal types mais n'a pas toutes les données et ne peut              .            donc pas être totalement rationnelle.

-Le « passager clandestin », à force d'être rationnel, (cette attitude) va bloquer le système. Il va empêcher que  .            la bureaucratie fonctionne bien et soit rationnelle.

-Au niveau du système :

-Il fait que plus on cherche à rationaliser le travail (OST), plus le système lui même va sécréter des effets                       pervers car le système est froid, cadré et oublie qu'a l'intérieur il y a des être humains dotés d'affection ne     .              .            pouvant être apprécié par le système.


A/ La rationalité limitée :

Les trois conditions nécessaires à une prise de décision optimale (idéale) :

-Que l'individu est tous les choix possibles, accessibles.

-Que pour chacun de ces choix il est la probabilité de réalisation, « se mesurer en terme de certitude, de risque ».

-Cela suppose que dés le départ l'individu soit capable de classer toutes les conséquences de chacun des choix.

Dans la réalité cette rationalité est limité et les individus ne sont pas capable en majorité de classer les conséquences de choix. Ils vont s'arrêter à ce qui va leurs apporter le plus de satisfactions possibles. Ce qui lui paraît satisfaisant ne dépend pas forcément d'une rationalité en finalité mais plutôt en valeur, car cela devient subjectif.

« L »homme purement économique est à vrai dire un demeuré social », Amatia Sen (1933- / ).

Le paradoxe d'Olson, la stratégie du « passager clandestin » :

-L'action rationnelle et légale bureaucratique s'applique à toutes les personnes concernées.

-L'action collective recherche un objectif rationnel (baisse du temps de travail, protection sociale).

-Une action rationnelle à des coûts (grève, perte de journée de travail).

-Analyse en terme de coût, d'avantages à le faire.

-Je ne participe pas au mouvement (changement s'applique à moi sans que je fasse grève).

-Si tout le monde est rationnel en finalité, il n'y a plus d'actions collectives.

Ainsi dans les mouvements sociaux beaucoup de gens agissent en rationalité en valeur.


B/ Confucianisme et taoïsme :

« Seul l'éthique rationnelle du puritanisme, orientée vers un au-delà du monde, a mis en oeuvre le rationalisme économique dans le monde jusque dans ses dernières conséquences, précisément parce que le travail dans ce monde ne faisait pour elle qu'exprimer la poursuite d'un but transcendant ». ''Confucianisme et Taoïsme'' Weber.

Le confucianisme accorde de l'importance au présent, à la vie, le puritanisme à l'après-mort.

Rationalisation signifie une action, une finition en objectif. C'est l'action de se rendre rationnelle.

Pour un confucianiste, si je passe mon temps à construire mon esprit (philosophie, littérature) sans travailler c'est le pêché et l'orgueil. En valeur, le confucianisme (boudah) à pour but de se cultiver pour être bon. Le puritain vise un au-delà, il va développer la rationalisation de l'économie en finalité ce qui accroît le capitalisme.

Transcendance : aller au-delà de son corps, esprit au dessus du corps.


C/ Les disfonctionnements bureaucratiques

La bureaucratie rationnelle cherche à être efficace, et pour cela elle s'appuie sur le droit, la loi, notion abstraite. C'est valable pour tout le monde, s'applique à tous. C'est un état de droit.
on a instauré ceci car on cherche à être le plus rationnel et efficace possible. le fonctionnaire doit être méthodique, discipliné, prudent, bref conforme aux actions qu'on lui dit de faire. cela oublie qu'il y a une part de liberté dans le comportement des individus, qui lui permet de se sentir non pas un rouage mais un homme. on va aboutir à la ritualisation des comportements.

Ritualiste : applique les normes sans se poser de questions. il n'est pas capable de penser et de s'adapter. son inconvénient est que le jour où il y a un imprévue il ne sera pas s'adapter.

Ce qui fait que le système va imploser. ex : relations humaines des entreprises pour éviter ça.

Parallèlement avec l'OST le turn-over (absentéisme, démission) pose problème à l'OST, puis aussi rebuts, déchets (production inutile). L'OST pour améliorer son fonctionnement a dut être réformé, les OS peuvent prendre quelques responsabilités pour permettre à l'organisation rationnelle en amont de continuer à être productif. Donner quelques responsabilités c'est reconnaître ses capacités d'adaptation face à un problème.

ex : enrichissement des tâches, élargissement des tâches.

On finira par supprimer des intermédiaires hiérarchique qui entretenait des rigidités (ex: le chronométreur), ce qui entraîne l'adaptation. Le principe de Peter : monter dans la structure hiérarchique jusqu'au niveau d'incompétence.



Alexis de Tocqueville : (ce cours ne m'appartient pas, trouvé sur le net)

I] L'égalisation des conditions

 

La première caractéristique de la société démocratique est l'égalisation des conditions. Ceci implique une suppression des classes et des castes, mais pas nécessairement une disparition de toute hiérarchie sociale :

Aucun des membres d'une société démocratique ne subit sa destinée, et la hiérarchie sociale ne renvoie plus à un ordre social pré-établi qui donnerait à chacun une place, des droits et des devoirs différents. En effet, bien que n'étant pas équivalentes, les positions sociales peuvent évoluer et ne cristallisent pas l'ensemble de l'existence sociale des individus.

Tous les hommes possèdent une liberté naturelle (la potentialité d'agir librement), qui se traduit dans la cité par une égalité des droits.

Il y a donc une quasi-équivalence entre démocratie et égalisation des conditions.

Exemple : La relation entre un maître et son serviteur

Dans la société démocratique, l'inégalité entre les deux n'est que temporaire et libre. C'est un accord volontaire, et une fois le travail (qui les lie par le contrat) terminé, les deux redeviennent égaux en tant que membres du corps social.

 

II] Les dynamiques de la société démocratique

 

 L'égalité parfaite est hors d'atteinte pour deux raisons : les inégalités naturelles entre les hommes et le fonctionnement de la société démocratique.

 

A) LE FONCTIONNEMENT DE LA SOCIETE DEMOCRATIQUE

 Il y a un paradoxe dans les sociétés démocratiques : le principe d'égalité des conditions alimente les inégalités économiques !

La société démocratique se caractérise par la mobilité sociale et la recherche du bien-être matériel. Or, si les membres de la société cherchent à s'enrichir, c'est aussi pour se différencier socialement.

En conséquence, on observe la conjonction de deux mouvements : une aspiration égalitaire d'une part (la conscience collective) et une aspiration inégalitaire (la conscience individuelle).

L'homme démocratique désire l'égalité dans le général et la distinction dans le particulier .

La société démocratique est traversée par des forces divergentes : D'une part un mouvement idéologique irréversible qui pousse vers toujours plus d'égalité et de l'autre des tendances socio-économiques qui font que les inégalités se reconstituent sans cesse.

 

B) LES INEGALITES NATURELLES

 Dans la nature, les atouts des individus sont intellectuels ou physiques.

Dans le système démocratique, le mérite et l'intelligence sont à la base de la différenciation sociale.

L'inégalité entre les individus a donc aussi des causes naturelles.

Il est cependant possible d'égaliser les dispositions intellectuelles par le biais de l'instruction.

 

III] Les risques de la société démocratique

 

A) LA TYRANNIE DE LA MAJORITE

 Un régime démocratique se caractérise par la « règle de la majorité » : par le biais du vote, la décision prise est toujours celle du plus grand nombre. Parce qu'il s'exerce au nom du principe démocratique, un pouvoir peut s'avérer oppressif à l'égard de la minorité (qui a nécessairement tort puisqu'elle est minoritaire !).

Il se peut ainsi que la poursuite de l'égalité se fasse au détriment exclusif d'une partie de la population.

 

B)LE DESPOTISME DEMOCRATIQUE

 Les hommes démocratiques sont dominés par deux passions : l'égalité et le bien-être.

 Ils seraient prêts à renoncer à l'exercice de leur liberté pour un pouvoir qui leur en garantirait la satisfaction.

La tentation d'accroître le rôle de l'Etat, qui assure l'extension de l'égalité grâce à des lois, est donc très forte. A partir de là, cet État peut progressivement mettre les individus à l'écart des affaires publiques. Il peut étendre sans cesse les règles qui encadrent la vie sociale.

Le despotisme prend la forme d'un contrôle. On arrive ainsi à l'égalité sans la liberté.

 (Tocqueville souligne que l'égalité sans la liberté n'est en aucun cas satisfaisante : accepter cette situation, c'est se placer dans la dépendance.)

 

 C) L'INDIVIDUALISME

 La société démocratique transforme et fragilise le lien social, en faisant émerger un individu plus autonome. Cela peut déboucher sur un « repli sur soi » généralisé.

En effet, la démocratie brise les liens de dépendance entre individus, et entretient l'espérance raisonnable d'une élévation du bien-être. Cela permet à chaque individu ou à chaque groupe restreint de ne pas avoir à compter sur autrui. Il devient parfaitement possible pour son existence privée de s'en tenir aux siens et à ses proches.

En choisissant de se replier sur ce que Tocqueville appelle « la petite société », les individus renoncent à exercer leur rôle de citoyen. Le premier danger de la société démocratique est donc de pousser les citoyens de s'exclure eux-mêmes de la vie publique.

Selon Tocqueville, une des solutions pour dépasser ce paradoxe, tout en respectant les deux principes fondateurs de la démocratie (l'égalité et la liberté), réside dans la restauration des corps institutionnels intermédiaires qui occupaient une place centrale dans l'Ancien Régime (associations politiques et civiles, corporations, etc.).

Seules ces instances, qui incitent à un renforcement des liens sociaux, peuvent permettre à l'individu isolé face au pouvoir de l'État d'exprimer sa liberté, et ainsi de résister à ce que Tocqueville nomme « l'empire moral des majorités ».




Emile Durkheim : (ce cours ne m'appartient pas, trouvé sur le net)

 

(1858 - 1917) Sociologue français.

 

 

De la division du travail social (1893)

C'est parce qu'il s'interroge sur les fondements du consensus qui pérennise les sociétés, et qu'il entend montrer que l'anomie croissante dans les sociétés modernes industrielles n'est pas une fatalité, pour peu que s'y développe une morale appropriée, que Durkheim étudie les types principaux de la stratification sociale en fonction de leur mode de cohésion dominant. Selon lui, par une loi de complexification structurelle croissante, sous l'influence du facteur démographique, les sociétés passent de la prédominance de la solidarité «mécanique» à celle de la solidarité «organique». Mais l'augmentation de volume et de densité d'une population n'a réellement d'effet que par le biais de la densité «morale» ou «dynamique» (masse et fréquence des échanges), dont la croissance provoque à son tour l'évolution des cadres sociaux.

La solidarité mécanique se caractérise par la juxtaposition de segments sociaux équivalents (hordes, puis clans), la multifonctionnalité et l'interchangeabilité fonctionnelle des individus, la puissance de la conscience collective assurant le consensus par l'uniformisation des consciences. Le droit est alors surtout de type répressif.

La solidarité organique se manifeste par la différenciation de fonctions spécialisées impliquant la coopération des agents sociaux, le développement de la contractualisation des rapports sociaux et de l'État moderne démocratique, centralisé, gestionnaire, la production de l'individu comme personne et d'un droit de type restitutif.

 

Les Règles de la méthode sociologique (1895)

Tout n'est pas social dans une société: le fait social &endash; systèmes de relations, effets de groupe &endash; est ainsi irréductible aux faits psychologique et biologique. «Quand je m'acquitte de ma tâche de frère, d'époux ou de citoyen, écrit Durkheim, quand j'exécute les engagements que j'ai contractés, je remplis des devoirs qui sont définis, en dehors de moi et de mes actes, dans le droit et les mœurs. Alors même qu'ils sont d'accord avec mes sentiments profonds et que j'en sens intérieurement la réalité, celle-ci ne laisse pas d'être objective; Ce n'est pas moi qui les ai fts, ms je les ai reçus par l'éducation.»

Par ailleurs, une société se manifeste comme un «tout». Elle ne se résume pas à une somme d'individus ou de groupes: c'est un milieu dont la régulation tient à l'interdépendance de ses constituants. On ne peut ainsi évaluer la normalité ou le caractère pathologique d'un fait social qu'en le rapportant à son contexte, au type présenté par la société observée à une période donnée de son évolution structurelle. De surcroît, toute société est un ensemble de «faits moraux», une combinaison sui generis d'institutions. Par institution, Durkheim désigne toute forme organisée &endash; famille, éducation, justice &endash; accomplissant une fin sociale, une fonction, que le critère d'utilité ne définit ni n'explique: en effet, «l'organe est indépendant de la fonction», car «les causes qui le font être sont indépendantes des fins qu'il sert». L'analyse fonctionnelle de Durkheim implique que si l'intrication des groupes, l'interdépendance constante des institutions spécifient le social, tout, dans une société, ne relève pas de la fonction. Ainsi se trouve par avance niée toute valeur explicative aux théories fonctionnalistes du social dans lesquelles chaque item &endash; idée, coutume, objet, etc. &endash; est censé, puisque présent, remplir une fin nécessaire dans une unité hors histoire: la satisfaction de besoins psychobiologiques fondamentaux. À l'inverse, pour Durkheim, si l'être humain a une capacité indéfinie de désir, ce que révèlent les périodes d'anomie, l'expression des besoins est toujrs socialement conditionnée.

Durkheim fera des institutions son objet premier parce qu'elles sont particulièrement objectivables, qu'elles distinguent les sociétés humaines des sociétés animales et qu'elles attestent l'unité du genre humain. La sociologie comprendra la morphologie sociale, qui étudie le substrat de la vie collective (forme et répartition du groupe sur le territoire, de l'habitat, des communications), et la physiologie sociale, qu'intéressent la genèse et le fonctionnement des institutions, les «courants sociaux libres», sources de transformations ou créations institutionnelles.

  La conception de Durkheim

Emile Durkheim (1858-1917), l’un des fondateurs de la sociologie française, a consacré une partie importante de son œuvre à la sociologie de l’éducation (par exemple en publiant L’éducation morale en1902). Durkheim assimile la notion de socialisation à celle d’éducation, et met en avant le rôle essentiel de l’école qui doit inculquer les règles de la société aux enfants, à la jeune génération selon ses termes. Il insiste sur l’idée d’une éducation morale autoritaire nécessaire pour faire tenir la société et la perpétuer. Autrement dit, il faut selon lui inculquer une morale, une norme aux enfants, celle de la soumission aux règles, pour assurer la cohésion de la société nécessaire à sa reproduction.

Ainsi la socialisation est une contrainte exercée par la société sur les individus. Mais, pour que les enfants acceptent de se soumettre, il faut leur expliquer que cette soumission est une nécessité naturelle dans la société.

L’analyse de Durkheim est donc déterministe et holiste, la société dépassant les individus, et leur transmettant, leur inculquant ses valeurs et normes. Différentes institutions (famille, école, armée...) vont préparer l’individu à son rôle social selon une sorte de moule qui va le modeler. Ces institutions fonctionnent comme des instances de socialisation.

Durkheim écrit dans une période d’affrontement entre deux instances de socialisation : l’école et l’église

 

Dans De la division du travail social, Durkheim explique le développement de la coopération sociale par le passage d'une solidarité mécanique à une solidarité organique. La distinction entre les deux types de société se fait notamment par l'étude d'un phénomène objectif : le droit. Dans les sociétés primitives, les normes coutumières et les règles s'imposent à tous les individus. Le droit est donc avant tout un droit répressif. De la sorte, la personnalité individuelle est subordonnée au groupe, qui gouverne la conscience collective de tout un chacun. Caractéristique des sociétés de faible importance numérique, cette organisation sociale très segmentée produit une solidarité mécanique où l'intégration se fait essentiellement par la ressemblance entre les différents individus, qui poursuivent les mêmes buts collectifs. Cela permet la reproduction et la sauvegarde des valeurs immuables de la collectivité. A l'inverse, dans les sociétés complexes modernes, la division du travail implique une spécialisation des activités économiques, et un indispensable échange de compétences. Le droit est donc coopératif, fondé sur l'équité.



Karl Marx : (ce cours ne m'appartient pas, trouvé sur le net)

 


(1818 – 1883).

Karl Marx est né en Rhénanie trois ans après qu’elle soit devenue Prussienne (elle était Française). Il est issu d’une famille juive convertie au protestantisme, la famille est relativement aisée. Il étudiera le droit, la philosophie et l’histoire. Il obtiendra en 1841 un doctorat de philosophie. Après l’enseignement, il se lance dans le journalisme et devient directeur de la Gazette rhénane. Il rencontre alors F. Engels. Sa revue est interdite en 1843. Il s’installe en France pour fonder une nouvelle revue, il s’intéresse alors à l’histoire de France et à la révolution. Il est expulsé en 1844 après un article virulent contre la Prusse. Il s’installe en Belgique et commence une série de publications avec F. Engels. En fusionnant différents mouvements Marx et Engels créent la ligue communiste en 1848. Il est expulsé la même année de Belgique et s’installe à Cologne. Renvoyé en 1849, il part en Angleterre. Sa réputation va grandissante mais n’ayant plus de sources de revenus, Marx va vivre pauvrement ensuite. Il va également vivre une série de deuil (une fille et deux fils). Le premier livre du Capital paraît en 1867, les autres publications seront posthumes.

 

 

Le contexte.

L’Europe connaît une croissance très importante, mais celle-ci s’accompagne souvent de crises et la misère ouvrière s'accroît, c’est en l’observant que Karl Marx va développer une conscience révolutionnaire.

 

 

L’économie selon Karl Marx.

Pour Marx, le fonctionnement du capitalisme entraîne la paupérisation du prolétariat et il est voué à s'effondrer sous ses propres contradictions. Il convient de contrôler son évolution.

 

 

L'exploitation.

Pour K. Marx, l'histoire est fortement marquée par la lutte des classes. Elle est même le moteur du changement social. La société antique était marquée par l'antagonisme entre les patriciens (les nobles) et les plébéiens (le membres du peuple), la société féodale par celle entre les seigneurs et les serfs. La société capitaliste connaît elle aussi une opposition fondamentale entre les bourgeois et les prolétaires.

Le système capitaliste met donc en relation deux classes, la bourgeoisie et le prolétariat. La bourgeoisie est propriétaire des moyens de production et elle va se servir de son capital pour exploiter le prolétariat. Les prolétaires n’ont que leur force de travail à vendre et doivent se nourrir tous les jours, les bourgeois, eux, peuvent décider de différer leurs embauches. Le contrat de travail n’est donc pas juste, il se fait en faveur des bourgeois. A la base les prolétaires sont déjà exploités, mais le fonctionnement du capitalisme va accentuer cette situation.

Ils seront de moins en moins payés parce que dans une logique de marché, le travail devient un produit commun. La concurrence entre les travailleurs va donc entraîner une diminution des salaires jusqu'au minimum possible, c'est-à-dire jusqu’à la limite leur permettant de pouvoir survivre (se reproduire) (Idée déjà développée par David Ricardo). C'est la paupérisation du prolétariat.

Dans la logique marxiste, les prolétaires doivent réaliser un surtravail, (différence entre la valeur de leur travail et le prix que leur paye le capitaliste) le prix de vente du produit moins le salaire s’appelle la plus-value (différence entre le prix de vente et ce qui est payé au prolétaire).

 

La baisse tendancielle du taux de profit.

Marx développera également l'idée que l’économie capitaliste est vouée à l’échec à cause de ses contradictions internes, notamment par la baisse tendancielle du taux de profit. Cette baisse tendancielle du taux de profit s'explique parce une suite de mécanismes simples :

1. Ce qui donne sa valeur à une production, c'est le travail. Pour Marx (à la suite de Ricardo) la valeur d'un produit repose sur le travail utilisé pour sa production.

2. La production est réalisée par du travail (capital variable en terme marxiste) et du capital (capital constant). L’évolution économique veut que les capitalistes aient de plus en plus besoin de capital constant pour produire (Les locomotives remplacent les machines à bras par exemple…).

3. Il faut donc de plus en plus de capital pour produire mais la valeur de la production repose sur le travail.

4. Comme les capitalistes ont de plus en plus besoin de capital constant pour produire, le taux de profit baisse sans cesse c’est la baisse tendancielle du taux de profit. L’un des moyens de faire remonter le profit sera de baisser les salaires. Les bénéfices des capitalistes sont donc amenés à baisser sans cesse (a).

5. Dans un ultime effort pour soutenir leurs bénéfices, les capitalistes vont augmenter leur production, alors que dans le même temps les salaires baissent, la surproduction est donc inévitable (b).

(a) + (b) èÀ long terme le capitalisme est voué à l’échec.

K. Marx pense qu’il revient au parti communiste d’organiser la transition (en plusieurs étapes) vers une société plus juste et cohérente, la société communisme. Cette transition ne peut se faire que par une révolution pour forcer les capitalistes à accepter les transformations.

 

 

Œuvres principales.

« Le manifeste du parti communiste » 1848.

« Le Capital » (1867 pour le premier, posthume pour les deux suivants).




J. A. Schumpeter :

Bibliographie : ( 1883 - 1950 ) Il fait partie des économistes, mais d'aucunes catégories, c'est un hérérodoxe.

Il a été élevé par son beau père de la haute bourgeoisie. Il sort son 1er manuel en 1912 : « La théorie de l'évolution économique ». il devient ministre des finances, banquier. Il arrive le nazisme et il s'en va à Hardvard (état-Unis, gouvernement social). 1932 « business cycles » est celui qui va créer une rupture importante : le capitalisme peut fonctionner que s'il est encadré par l'état. Le socialisme peut fonctionner que si il y a des poches de capitalismes / libertés dans le système (Kolkhozes en URSS du communisme). D'où l'idée qu'il y aurait convergence des systèmes économiques. En 1942 : « capitalisme, socialisme et démocratie », 1950 « histoire de l'analyse économique » oeuvre postum. Elle fut traduit tard en Français car on pensait ne plus avoir de cycles économique, et après le choc pétrolier il fut traduit car il y a eu possibilité qu'il ai raison.

Schumpeter : raisonnement sur le plan dynamique (du temps). Pour lui s'il on voulait comprendre l'économie il fallait croiser 4 matières : l'histoire, l'économie, la sociologie et le droit. C'est une reflexion littéraire, il n'utilise pas de chifres.

 

I/ Idées de l'auteur

  L'entrepreneur est innovateur. Il change, il innove ce qui entraîne des phases de récession et d'expension; cycles et croissances. Il rompt avec la routine, le quotidient. Ce qui permet une « phase de monopole », ce qui engendre « l'apparition de la concurrence ».

Processus de « destruction créatrice » : c'est parce qu'il y a innovation, création, qu'il y a destruction. La création vient en amont, c'est la cause de la destruction qui est en aval.

Les innovateurs sont toujours des déviants : l'entrepreneur ne va pas appliquer la routine, il va faire quelque chose de nouveau, face aux normes. Il a les valeurs traditionnelles, faire du profit, mais va changer ses normes pour justement faire plus de profit.

L'innovation repose sur des actions atypiques des entreprises pour se développer. Les entrepreneurs sont suffisament indépendants des contraintes économique pour prendre des risques en dépassant la routine. Ils ne sont pas des chefs d'entreprise, ils peuvent agir indépendament de leur poste dans la société.

Jusqu'à la fin du XIXè, L'économie est stationnaire, et l'on s'appuie sur Say avec l'idée que l'offre créer sa propre demande. Juglar (français) va démontrer qu'il éxistait des cycles (8-10 ans) avec pèriodiquement, des phases de récession, dépression. Schumpeter explique que l'ésonomie stationnaire ne fonctionne pas et qu'il y a des ruptures : l'entrepreneur qui décide de ne pas faire la même chose un jour sur l'autre.

L'entrepreneur c'est l'innovateur : il garde les valeurs (profit) mais change les normes. Schumpeter se demande quel est l'agent économique qui perturbe l'économie. Il observe que c'est l'entrepreneur qui n'applique pas les normes et innove. En innovant il destabilise le système stationnaire. Le capitalisme recherche le profit.

Capitalisme : « méthode de transformation économique,[...] jamais stationnaire,[...] et ne pourra jamais le devenir ».

« L'impulsion fondamentale qui met et maintient en mouvement la machine capitaliste est imprimée par des nouveaux objets de consommation, méthode de production, transports, marchés, types d'organisation industrielle ». 

La « destruction créatrice » c'est le fait que lorsqu'on innove on créer des nouveaux biens de consommation, de nouvelles méthodes de production, etc, mais on rend en même temps obsolète les anciennes méthodes par conséquence. Et ceci via un monopole acquis grâce à l'innovation qui entraîne un surprofit, la copie du processus pour ne pas faire faillite et la disparition des anciennes méthodes car l'innovation se généralise. En créant de nouveaux biens, méthodes de production, marché, etc, on oblige les entreprises à faire de même donc à copier à cause du monopole et du surprofit pour ne pas faire faillite. Ce qui fait que le processus est passé par l'innovation.

Les « grappes » d'innovation : les nouveaux biens, etc, qui permettent un monopole, donc un surprofit et une suivie du processus par les autres entreprises engendrent une multitude d'innovations de biens, de méthodes, etc car ils sont chacun poussés à innover, pour faire du profit. Tous ceux qui ne s'adaptent pas, qui ne sont pas rentables, sont détruits. La création d'une innovation majeure (radicale) entraîne la création d'innovations mineures multiples par les autres entreprises qui suivent pour s'adapter. Ex : innovation majeure, l'ordinateur, innovations mineures, les Cdrom, mp3...

 

 

L'analyse du rôle du progrès technique est développée par Joseph Schumpeter (1883-1950), qui voit l'histoire de la croissance en occident comme une succession de cycles d'une durée moyenne de 50ans (Schumpeter reprend sa chronologie des travaux du statisticien russe Nicolas Kondratieff). Des phases de croissance de l'ordre de 25ans alternent avec des phases de croissance lente de même durée. La périodisation (qui a été discutée et revue par les successeurs de Schumpeter) est la suivante : 1780-1840 (1ère révolution industrielle, textile), 1840-1896 (diffusion vapeur, chemin de fer), 1896-1945 (électricité, acier, chimie), 1945- années 1990 (production de masse, autos). Schumpeter propose un schéma explicatif de ces cycles longs. Le début de l'expansion est caractérisé par un bourgeonnement de produits et procédés nouveaux (les « grappes d'innovations »), alimentés par des profits élevés et un crédit bancaire abondant, porté par les entreprises nouvelles. Ces profits élevés sont essentiellement des « rentes », engendrées par la position de monopole dont bénéficient les innovateurs (une innovation ne peut être copiée immédiatement et, dans l'intervalle l'innovateur est seul sur le marché : c'est le cas sur le marché des microprocesseurs ou la course poursuite entre Intel et AMD guide les fluctuations de prix).



J. M. Keynes :  (cours de supercdi)

J. M. Keynes

Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie de J. M. KEYNES emploi, égalité épargne investissement cours de SES première ES terminale ES bac ES sciences économiques et sociales épargne emploi F.Hayek multiplicateur taux d’intérêt I = S Traité de la monnaie taux d’intérêt

 

La Théorie générale parle d’une identité entre l’épargne et l’investissement. Est-ce un point crucial dans la théorie de Keynes ou n’y a-t-il qu’un artifice historique ?

« L’expansion se caractérise par un excès de l’investissement sur l’épargne et la récession se caractérise par un excès de l’épargne sur l’investissement ». Dans une série de conférences données en 1931 à l’université de Chicago, J.M. Keynes donne son analyse de la crise économique et  les remèdes possibles pour en sortir. Une abondance d’épargne peut avoir des effets néfastes sur l’économie et sur l’emploi en particulier. Avant de s’intéresser aux différences et aux fluctuations entre l’épargne et l’investissement, Keynes analyse les deux notions et trouve une identité entre les deux.

L’épargne est la part du revenu non consommé immédiatement. L’investissement permet de créer ou d’acheter des biens de production. L‘ investissement peut être matériel, c’est par exemple, l’achat de nouvelles machines de production, mais aussi immatériel, comme dans les services.

Deux grands courants de la théorie économique ont analysé les relations entre l’épargne et l’investissement. Dans les années trente, l’école autrichienne et F.Hayek en particulier, estiment que l’épargne doit être préalable à l’investissement, sinon l’entrepreneur doit avoir recours au crédit, ce qui augmente son endettement. Keynes a une vision complètement différente : pour lui trop d’épargne peut être nuisible à l’économie et c’est l’investissement qui détermine l’épargne notamment avec le processus du multiplicateur.

L’épargne peut-elle être identique à l’investissement ? l’identité étant une notion plus large que la notion d’égalité, comment Keynes peut-il affirmer cette identité ?

Nous analyserons d’abord l’ensemble des points de vue sur la question en essayant de voir leur évolution dans le temps. Pour cerner ensuite l’analyse keynésienne sur la question.

Les classiques (A. Smith, D. Ricardo, T.R. Malthus) et aussi K.Marx, analysent l’épargne et l’investissement comme la même action. L’épargne de l’un permet à l’autre d’investir, il y a identité entre l’épargne et l’investissement. L’épargne précède l’investissement.

Les néo-classiques s’opposent à la pensée keynésienne et reprennent la loi des débouchés de J.B. Say « l’offre crée sa propre demande ».Pour Say, une augmentation de la production permet de distribuer un supplément de revenu. L’individu, plus riche, achètera plus de biens ou services, et facilite ainsi l’écoulement des nouveaux « débouchés ». C’est une économie basée sur l’offre qui servira de base aux néo-classiques. Pour eux, il y a égalité a priori entre l’épargne et l’investissement. L’épargne est faite pour être investie. Le revenu est égal à la somme de la consommation et de l’épargne et la demande est égale à la somme de la consommation et de l’investissement. Les néo-classiques en déduisent que le revenu est égal à la demande. C’est le taux d’intérêt qui permet de réaliser l’équilibre. L’augmentation du revenu permet de transmettre l’accroissement de l’offre à la demande.

Keynes réfute ces analyses où l’épargne égale l’investissement a priori et surtout où c’est l’épargne qui détermine l’investissement. L’investissement peut-il conduire à l’épargne ? Keynes s’oppose à la logique de l’équilibre de marché, il préfère une approche par le circuit (demande --> revenu --> dépenses). Pour lui, l’épargne est la différence entre le revenu et la consommation, et l’investissement est la différence entre le produit global et la consommation. Si, comme le note M. Herland dans son livre : Keynes et la macroéconomie, on « identifie le revenu et le produit, ce qui n’est certes pas incontestable » on trouve l’identité entre l’épargne et l’investissement.

La condition d’équilibre I = S est-elle toujours vérifiée ? L’analyse faite par le Suédois G.Myrdal sur la distinction des valeurs  ex ante ex post permet de séparer les variables entre celles qui sont possibles ou souhaitables (ex ante) et celles qui seront effectivement réalisées (ex post). Si nous nous situons ex ante, nous avons donc I ex ante = S ex ante (notés I* = S*) uniquement à l’équilibre, dans les autres cas, l’épargne des ménages n’est pas forcément égale à l’investissement des entrepreneurs. Cette notion doit être comprise en termes d’équilibre stable. Comme l’écrit, M. Herland, l’équilibre stable est une "situation où les agents n’ont pas de raison de modifier leur comportement pour faire changer le système économique". Dans ce cas, l’épargne et l’investissement s’égalisent et comme l’équilibre est stable, on doit avoir égalisation des valeurs réalisées. Ce sont les variations du revenu qui permettent l’équilibre.

Dans le Traité de la monnaie, Keynes définit autrement le revenu et l’épargne. Pour le revenu, Keynes n’inclut pas dans sa valeur le montant de profits ou de pertes « anormaux ». L’épargne est égale à la différence entre le revenu normal et la consommation ; l’investissement est défini comme dans la Théorie générale. Comme le note M. Herland, « l’égalité ex post de l’épargne et de l’investissement n’est pas automatiquement réaliste ». C’est une égalité « fortuite ». S = I si le montant des profits (ou des pertes) est nul. L’approche développée dans le Traité est une analyse, comme le note M. Lavoie dans l’ouvrage de F. Poulon (Les Ecrits de Keynes), en termes de « flux financiers sectoriels » et en citant Keynes : « l’épargne des ménages a été compensée par les pertes des entrepreneurs ». Pour Keynes, la variable d’ajustement est le revenu et non le taux d’intérêt comme le prétend Hayek.

Les Classiques analysent l’épargne et l’investissement comme la même dose. L’épargne thésaurisée par un individu doit être utilisée par un entrepreneur. A chaque moment, il y a identité entre l’épargne et l’investissement. Les néo-classiques ne reprennent pas l’identité entre les deux notions mais font une analyse en termes d' égalité entre l’épargne et l’investissement. La variable clé des néo-classiques est le taux d’intérêt qui permet d’ajuster les deux niveaux. Comme dans le cas de l’équilibre général walrasien, une situation de concurrence pure et parfaite, l’équilibre se fait spontanément sur tous les marchés. L’épargne égale l’investissement à l’équilibre et la relation causale qui s’établit entre eux, va de l’épargne vers l’investissement. C’est l’épargne qui détermine le montant de l’investissement. Keynes s’oppose à cette égalité et reprend l’identité des classiques. Pour lui, la relation causale est inverse, c’est l’investissement qui détermine le revenu, et celui-ci permet, en fonction du partage que font les ménages entre la consommation et l’épargne, de déterminer le niveau de l’épargne.

G.Myrdal reprend le schéma keynésien en l’enrichissant avec la distinction ex ante - ex post. Nous pouvons avoir une égalité entre les deux notions ex ante. Ce qui  ex post n’est pas forcément réalisable.

« Lorsque la valeur de l’investissement est supérieure à l’épargne des ménages, les recettes des entrepreneurs sont plus importantes que leurs coûts, et ils font donc un profit. Au contraire, lorsque la valeur de l’investissement courant est poindre que l’épargne des ménages, les recettes des entrepreneurs seront moindres que leurs coûts, et ils feront une perte ». Keynes, dans la deuxième conférence des Harris Lectures, propose son analyse de la crise économique. Pour lui, les coûts de production des entrepreneurs qu’il définit comme étant les « salaires, traitements, rentes et intérêts » sont la contrepartie des revenus des agents. A un coût de production correspond un revenu, Keynes établit une identité entre ces deux montants. Keynes sépare ensuite les deux parties du revenu entre la consommation des ménages et l’épargne. Cette même épargne sera utilisée par les établissements financiers qui peuvent la distribuer à d’autres ménages sous formes de crédit. On reconnaît le processus causal keynésien, le revenu permet l’épargne qui entraîne un autre revenu qui est lui-même divisé entre consommation et épargne.

Keynes introduit ensuite dans cette conférence la notion de déséquilibre après avoir réfuté l’égalité entre l’investissement et l’épargne.. Keynes expose deux cas : si le taux d’épargne est trop important, de « fortes pressions » peuvent diminuer le montant de l’épargne. Il prend l’exemple des chômeurs qui veulent continuer à consommer. L’Etat peut aussi désépargner et la production peut ainsi s’accroître.

 

En conclusion, Keynes affirme que ce qu’il appelle « l’équilibre de prospérité » ne peut avoir lieu que si l’investissement est « à niveau égal à celui de l’épargne nationale pendant la prospérité ». Pour les classiques, l’épargne devient investissement au cours du temps. Pour les néo-classiques, c’est  l’épargne qui détermine l’investissement et la variable d’ajustement qui permet d’avoir une égalité entre les deux est le taux d’intérêt. Pour Keynes, c’est l’inverse, c’est l’investissement qui détermine l’épargne et la variable d’ajustement est le revenu. La distinction faite par G. Myrdal sur les valeurs ex ante et ex post, permet de clarifier l’identité ou l’égalité entre les deux notions. Dans la Théorie générale, et en fonction des définitions données par Keynes, il y a forcément identité entre l’épargne et l’investissement ex post. Avec le processus du multiplicateur, l’investissement supplémentaire augmente le revenu qui lui-même permet un accroissement de l’épargne équivalent à l’investissement initial. Pour les valeurs ex ante, la relation d’égalité entre épargne et investissement n’est vraie qu’à l’équilibre. Dans les autres cas l’investissement des entreprises n’est pas automatiquement égal à l’épargne des ménages. La Théorie générale établit une identité entre l’épargne et l’investissement, c’est un point crucial dans la théorie keynésienne surtout si on prend en compte la distinction faite par G. Myrdal sur les valeurs ex ante - ex post.

(sur supercdi.free.fr)